En lançant l’étude ABRUTIS (Aéroports, BRUit et Traumatismes Induits sur la Santé) en partenariat avec Canopea, le Gouvernement wallon entend répondre à d’angoissantes questions. Affectées par le bruit nocturne, les populations riveraines des aéroports pourraient-elles se montrer moins performantes au travail ? Dans quelle mesure ? La compétitivité de nos entreprises pourrait-elle en être affectée ? Si vous désirez participer à cette étude, n’hésitez pas à nous contacter (détails et coordonnées en fin de message).
Les effets du bruit (surtout quand il est nocturne) sur la santé ne sont plus à démontrer. La privation de sommeil1 est d’ailleurs utilisée depuis des temps immémoriaux comme technique de torture à la fois toute simple, propre et très efficace. Conscient que le bruit de nuit nuit, le Gouvernement wallon est particulièrement préoccupé par les problèmes de mémoire, de concentration et plus largement de limitation des performances intellectuelles au travail des populations exposées.
En effet, les prestations professionnelles des Wallonnes et des Wallons qui habitent près des aéroports pourraient en être affectées. Ce qui nuirait à la compétitivité de nos entreprises et au redressement de la Wallonie. Les aéroports, moteurs de l’économie wallonne, pourraient-ils dès lors aussi lui nuire ? Faudrait-il donc revoir la politique de développement des aéroports ? Toutes dérangeantes que soient ces questions, le Gouvernement a courageusement décidé d’y répondre ! Et affirme sa volonté d’en tirer les conclusions qui s’imposent. Car, s’il va de soi que limiter le développement des aéroports pour des raisons de protection du climat ou de la santé des Wallonnes et des Wallons per se a toujours été, est et restera hors de question, il va sans dire qu’il est légitime de l’envisager pour protéger la compétitivité des entreprises. Il s’agit en effet d’une question d’intérêt public majeure.
Dès lors, l’étude ABRUTIS mesurera un certain nombre de paramètres liés à la santé physique et mentale chez des volontaires (hommes, femmes, mais aussi enfants (qui sont les travailleur·euse·s de demain)) réparti·e·s en deux groupes. Les mesures se feront avant et après une période expérimentale de 15 jours.
- Groupe A : personnes résidant actuellement dans une des zones d’exposition au bruit d’un des deux aéroports wallons.
- Groupe B : personnes résidant dans des zones préservées au niveau sonore.
Durant la période d’expérimentation :- Les personnes du groupe A seront hébergées hors des zones exposées au bruit.
- Les personnes du groupe B seront hébergées en zone de bruit.
On recherche donc également des « familles d’accueil » dont le rôle sera central : il faut que les volontaires vivent « la vraie vie » des résidents des zones calmes comme des zones bruyantes (p. ex. dormir fenêtre fermée par 30°C, raison pour laquelle l’étude se déroulera en été).
Dans une saine logique de solidarité avec la population, les ministres du Gouvernement wallon, de même que les membres des comités de direction des deux aéroports wallons ont, à l’unanimité, décidé de participer à l’expérience (en tant que membres du groupe B). Les travaux du Gouvernement s’en ressentiront peut-être un peu, mais l’enjeu le justifie amplement.
En lien avec ce qui précède, il va de soi que les performances intellectuelles des différentes personnes seront anonymisées.
Participer à cette étude vous motive ? En tant que membre du groupe A ? Du groupe B ? Comme famille d’accueil ?
Pour manifester votre intérêt et participer au processus de recrutement, merci d’adresser un message mentionnant vos coordonnées complètes à l’adresse abrutis@canopea.be 🐟.
Crédit image illustration : Adobe stock
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- Par ailleurs, il n’est pas nécessaire que la personne exposée au bruit en soit consciente pour que de nombreux effets négatifs se manifestent sur sa santé. ↩︎
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