Les transports publics, joyaux d’un projet d’avenir pour la Belgique

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À l’heure où se discute le soutien qui sera apporté à Brussels Airlines, Inter-Environnement Wallonie, TreinTramBus, Bond Beter Leefmilieu et Greenpeace  rappelent le rôle essentiel actuel et futur que jouent les opérateurs de transport public.

Les transports publics sont doublement impactés par la crise sanitaire. Non seulement, , ils ont des coûts fixes à assumer  tout en subissant une perte importante de leurs recettes (comme les compagnies aériennes), mais en plus, ils ont continué à assurer un service essentiel aux citoyens, impliquant des coûts supplémentaires.  La SNCB, par exemple, estime, à ce stade, une perte de recettes de l’ordre 70 millions d’euros par mois et un coût supplémentaire de 3.5 millions d’euros pour l’achat de matériel sanitaire. Leur situation financière est donc très délicate.

Soutenir les transports publics est fondamental. D’une part, il s’agit d’assurer le maintien en état de fonctionnement d’un service essentiel aux citoyens, d’un point de vue social, environnemental et économique. D’autre part, il faut urgemment développer ce service pour assurer une mobilité durable à long terme.

« Les transports publics sont une réponse au défis climatique et de mobilité à l’échelle belge et européenne. Cependant, ils ne vont pas pouvoir relever ce défi si on ne leur en donne pas les moyens et qu’on privilégie des alternatives polluantes qui, souvent, les concurrencent. La crise nous oblige à gérer les finances de façon pragmatique et stratégique. C’est encore plus vrai pour les politiciens qui négocient l’avenir de nos sociétés. » déclare Juliette Walckiers, experte en transports publics chez IEW.

Pour les publics les plus fragilisés, l’utilisation des transports publics n’est pas une option, mais bien l’unique moyen de se rendre chez le médecin, au travail ou à l’école. Par contre, prendre l’avion est, dans la grande majorité des cas, un privilège réservé à une partie de la population (la plus aisée) pour  des déplacements pas nécessairement essentiels. Pour relever les défis que sont les changements climatiques et la pollution de l’air, mais aussi l’encombrement des villes et la sécurité des usagers, la priorité va incontestablement à un soutien massif aux transports publics qui sont l’épine dorsale d’une mobilité durable, ainsi qu’aux modes actifs que sont la marche et le vélo. L’aide aux secteurs automobile et aérien ne peut se justifier que dans le cadre de contreparties significatives corrigeant les avantages fiscaux injustifiés dont ils bénéficient depuis des années et garantissant leur réelle prise en compte des enjeux sanitaires et climatiques qu’ils ignorent encore aujourd’hui.

À l’instar de la récente initiative portée par de nombreuses organisations européennes auprès de la Commission Européenne, nous demandons aux décideurs belges, fédéraux et régionaux, d’apporter un soutien financier en faveur des modes de transport durables et d’accorder les aides d’Etat aux secteurs qui contribuent effectivement à la réalisation du Green Deal européen et des objectifs climatiques internationaux.

Contacts presse : 

Juliette Walckiers (Inter-Environnement Wallonie) : +32 496 89 86 32

Elodie Mertz (Greenpeace) : +32 470 77 48 58 

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