À l’heure où le flux de l’actualité nous expose à l’infobésité, mais où s’informer reste une priorité, nous vous proposons ici une compilation prémâchée et digérée à notre sauce, de différents épisodes de l’actualité d’ici ou ailleurs faisant le lien entre notre environnement et notre santé. Parce que « choisir, c’est renoncer », nulle prétention à l’exhaustivité, mais plutôt à la diversité des sujets abordés.
PFAS : petit résumé des derniers épisodes de cette saga éternelle
Commençons par les dernières flashnews européenne. Les experts du comité d’évaluation des risques de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) reconnaissent officiellement les dangers liés à l’utilisation des PFAS et considèrent qu’une restriction européenne est indispensable. Si des dérogations sont prévues dans certains secteurs, par manque d’alternatives aux PFAS, le comité recommande des mesures strictes de gestion, telles que des plans de gestion spécifiques, un suivi des émissions ou encore un étiquetage clair. Le comité d’analyse socioéconomique (toujours rattaché à l’ECHA) a publié un projet d’avis précisant l’importance d’introduire des dérogations ciblées lorsque l’absence d’alternative est démontrée ou lorsque les coûts d’une interdiction immédiate seraient disproportionnés. C’est sur la base des avis respectifs de ces deux comités d’experts, l’ECHA proposera un texte de restriction à la Commission fin 2026 (situation optimiste).
Pas besoin néanmoins d’attendre l’analyse socio-économique de l’ECHA pour connaître le coût faramineux des PFAS en Belgique : 3,8 milliards d’euros par an, soit 76 milliards pour les 20 prochaines années. Selon un rapport d’experts commandé par le Fédéral et les Régions1, voilà ce que couterait la dépollution des sols (1,2 milliard par an) et l’eau (30 millions par an pour l’eau potable et 371 millions pour les eaux usées), la couverture des frais de santé (entre 103 millions et 2,1 milliards)2 provoqués par la contamination. Ok, c’est super, mais dans notre pays endetté, qui va payer ? Pour l’instant, ce coût est principalement supporté par la collectivité via l’augmentation de la facture de l’eau de distribution payée par les ménages (suite aux frais de dépollution encourus par les distributeurs d’eau) ainsi que l’augmentation des coûts de santé supportés par la Sécurité sociale. Si l’application du principe pollueur-payeur vient intuitivement à l’esprit pour financer ce coût pharaonique, la réalité est malheureusement plus complexe… Les experts estiment ainsi que « l’application stricte du principe du pollueur-payeur sera difficile, tant la pollution historique est importante. » Plusieurs scénarios de financements ont été proposés par les experts, reste maintenant aux différents ministres régionaux et fédéraux concernés à se mettre d’accord pour passer à l’action (ou non).
Lors d’une intervention au Parlement wallon, le Ministre Yves Coppieters expliquait que « ces collègues du Fédéral avancent, puisqu’un projet de loi a été déposé en mars 2025 pour interdire la mise sur le marché de certains produits de consommation comportant des PFAS. Elle concerne les matériaux entrant en contact avec les aliments, mais elle concerne aussi les cosmétiques, certains textiles et les mousses anti-incendie. Aux dernières nouvelles, le texte est toujours en discussion. »3
À défaut d’actions concrètes au niveau régional pour déjà limiter – sans attendre l’Europe – l’utilisation de produits contenant des PFAS, le ministre se satisfait d’actions qui « améliorent notre connaissance sur la situation pour la Wallonie ». Parmi ces actions figurait un premier biomonitoring humain (mars 2025), réalisé à la suite du scandale de la contamination de l’eau de distribution en Wallonie. Ce dernier avait ainsi mis en évidence une surexposition aux PFAS chez les habitants des zones de Chièvres, Ronquières, Nandrin et Florennes, … des communes dont les habitants avaient été exposés, à un moment donné, à une eau de distribution dépassant la norme actuelle de 100 ng/l.
Plus récemment, à l’initiative du Ministre Yves Coppieters, des stands mobiles de dépistage PFAS – via prise de sang – ont pris place dans différentes communes (Ecaussines, Chièvres, Ath, Soignies, Seneffe, Nandrin, Ittre, Tubize, Waterloo, etc.) impactées par cette contamination de l’eau de distribution. Cette campagne de prélèvement, complémentaire aux biomonitoring, facilite le dépistage et le partage de recommandations sanitaires auprès des personnes potentiellement exposées aux eaux de distributions contaminées avant décembre 2023 (lieux de travail, écoles, lieux de vie). Les médecins généralistes de ces communes ont reçu un guide afin d’aider leurs patients dans l’interprétation des résultats des prises de sang.
En parallèle de ces campagnes de dépistage, 1600 citoyens, au sein des différentes communes concernées, avaient reçu, lors de la 2ème phase de biomonitoring PFAS – un questionnaire quant à leurs habitudes, notamment alimentaires, et sur leur environnement quotidien. L’analyse de l’ensemble des questionnaires reçus a permis de dégager les habitudes de vie et de consommation qui semblent induire une plus forte imprégnation des citoyens par les PFAS. « Sa plus-value consiste à permettre à chacun de se positionner face à ces facteurs et, au besoin, de modifier ses habitudes pour limiter son exposition aux PFAS »4.
Parmi les principaux déterminants de la surexposition mis en avant par l’analyse de ces 1600 questionnaires, le ministre Yves Coppieters indique « ce n’est pas l’eau de distribution (consommée avant novembre-décembre 2023) qui est la causalité d’une concentration sanguine élevée. C’est un facteur parmi les autres, mais, dans les facteurs principaux, c’est le facteur principal avec les œufs autoconsommés, avec l’âge et avec la durée du lieu de résidence »5.
Si le Ministre se veut rassurant concernant l’eau de distribution, respectant actuellement les normes de potabilité pour l’ensemble du territoire, il pointe tout de même le problème de l’alimentation, « qui correspond à 40 ou 50 % de nos intrants en PFAS »6. Pour les habitants de zones aux sols très contaminés, il conseille ainsi de ne plus consommer les œufs et légumes autoproduits. Pour les habitants de zones aux sols moins contaminés, il conseille de varier le régime alimentaire en ne consommant pas uniquement les œufs et légumes issus de l’autoproduction. Si l’eau de distribution et l’alimentation représentent souvent l’essentiel de la contamination individuelle, le ministre rappelle « que l’on se contamine aussi en PFAS en respirant l’air qui émane des sites industriels pour lesquels, malheureusement, la filtration serait mauvaise, ou encore avec la pénétration cutanée, par la peau, à travers vos produits cosmétiques ou vos produits d’hygiène de la maison ». À ce sujet, le ministre reconnait qu’« il faut bien constater qu’il est très difficile, pour le citoyen, de différencier un produit cosmétique contenant des PFAS d’un autre qui en est exempt. »
La députée Marie Jacquemin rappelait en commission parlementaire qu’au-delà des recommandations à prendre à l’échelle individuelle formulées par l’ISSeP, « certaines recommandations sont adressées à l’autorité publique, et ce, à tous les niveaux de pouvoir. En Région wallonne, citons l’amélioration des connaissances pour les sols, la surveillance et optimisation de la qualité de l’eau de distribution ainsi que les mesures visant à limiter les sources de pollution. »7
La députée Bénédicte Linard (Ecolo) rappelait quant à elle au Ministre Yves Coppieters ses engagements : « Vous avez annoncé, à l’échelle wallonne, votre volonté d’affiner la cartographie PFAS, de réduire les rejets industriels et de soutenir les initiatives européennes visant à interdire les PFAS à la source. »8 En effet, concernant l’identification des sources potentielles de contamination de l’eau et des sols en PFAS, figurent les rejets industriels. À ce sujet, le ministre indique que « la convention conclue avec AKT for Wallonia (fédération des entreprises wallonnes) n’a pas permis de fournir les données sous la forme prévue dans le fichier imposé dans le cahier des charges. La convention n’a dès lors pas atteint l’un des objectifs qui étaient de contribuer à la définition de normes de rejet pertinentes et proportionnées. Le SPW ARNE poursuit donc sa recherche des émetteurs industriels de PFAS concomitamment à la révision progressive des permis d’environnement, surtout dans les secteurs à risque.»9 Difficile donc à l’heure actuelle d’avancer sur un fonds d’indemnisation, dont l’idée première est que « lorsqu’un pollueur est identifié, les pollutions sont prises en charge par celui-ci »10.
Pesticides : avec ou sans PFAS, les actions fortes se font attendre
Vous aurez surement vu passer l’enquête d’Imagine « Toxique Belgique » brossant au peigne fin la situation des pesticides en Belgique, quatrième plus gros consommateur de produits phytosanitaires en Europe. Une petite bombe dans l’actualité printanière ! En plus de détailler notre dépendance aux pesticides, l’enquête rappelle l’enjeu sanitaire de ce mode de production et nous amène également dans les coulisses du pouvoir où le poids des lobbies donne le vertige. Nous ne tenterons pas ici de résumer cette vaste enquête de qualité, mais le lecteur intéressé peut consulter notre dernière vidéo résumant les points chauds de ce travail journalistique. Pour les plus passionnés d’entre vous, vous retrouverez également les nombreuses réactions politiques qui s’en sont suivies dans ce compte rendu (à partir de la page 46) de la commission parlementaire dédié à la santé et à l’environnement.
Une bonne partie des pesticides épandus sur nos cultures contiennent des molécules PFAS. À l’échelle de la Belgique, 371,8 tonnes de pesticides contenant des PFAS auraient ainsi été vendues en 2024, soit une augmentation de 26% par rapport aux chiffres de 2023. Ces PFAS contenus dans les pesticides se dégradent ensuite TFA (acide trifluoroacétique), l’une des plus petites molécules PFAS détectable. Très mobiles et persistantes, ces TFA contaminent ensuite nos ressources (eau, sols, alimentation).
Le gouvernement wallon a décidé de défendre au niveau fédéral11 une interdiction des pesticides contenant des PFAS pour les particuliers et une interdiction pour les agriculteurs « lorsqu’il existe des alternatives commercialisables, agronomiquement et économiquement praticables, et en procédant à une évaluation au cas par cas »12.
L’association Nature & Progrès déplore l’absence d’action forte entreprise au niveau régional. Car si une interdiction d’utilisation dépend du niveau fédéral, la Wallonie est déjà compétente pour limiter l’utilisation de pesticides PFAS dans les zones à risques de contamination. Quant à la tournure que prennent les discussions au niveau fédéral, l’association souligne qu’en établissant une liste d’interdictions en concertation avec les syndicats agricoles, « le gouvernement envoie un signal inquiétant : qui fixe le cap ? Les autorités publiques ou les acteurs qu’elles sont censées réguler ? ».
Nature & Progrès plaide pour une interdiction de tous les pesticides contenant des PFAS pour tous les usages et attend des autorités qu’elles fournissent aux agriculteurs « un accompagnement ambitieux vers des systèmes agroécologiques ».
Rappelons que si le Ministre wallon des Engagés, Yves Coppieters, prend régulièrement position en faveur d’une interdiction progressive des pesticides PFAS, les députés fédéraux de son camp politique ont néanmoins rejeté (28/02/2026) la proposition de loi d’Ecolo-Groen visant à interdire la mise sur le marché et l’exportation de pesticides contenant des PFAS… Un rejet justifié en ces termes sur le site du parti : « La proposition d’Ecolo/Groen ne ciblait qu’une partie du problème : certains pesticides contenant des PFAS. Or, la question des PFAS traverse de nombreux secteurs (textiles, emballages, mousses anti-incendie, produits industriels, etc.). Agir de manière fragmentée, sans cohérence avec une stratégie globale et coordonnée entre niveaux de pouvoir, risque d’affaiblir l’efficacité de l’action publique. » Les Engagés estimaient également qu’en l’absence d’analyse d’impact économique, la pression risquait d’être insupportable pour les agriculteurs dépendants de ces pesticides. Selon eux, « une restriction ciblée de l’usage, ou une action coordonnée au niveau régional pour les pesticides peuvent s’avérer plus pertinentes et plus solides. »
Malheureusement, lorsque l’on observe le théâtre parlementaire wallon13, on apprend que les propositions de décret proposées14 par la députée Céline Tellier (Ecolo), visant à mieux protéger l’eau de distribution (zones de captage) par les pesticides – peu importe leur teneur en PFAS s’est, elle aussi, vue rejetée par la majorité (MR et Engagés) lors de la commission parlementaire du 10/03/2026 dédiées à la santé et à l’environnement. Points de convergence ; l’ensemble des partis se rejoignent tant sur le triste constat de la pollution de nos réserves d’eau (inquiétante contamination en nitrates et pesticides de plus de la moitié des nappes souterraines, fermeture de 311 captages sur les 20 dernières années …) que sur la nécessité d’élargir le périmètre de protection autour des zones de captage. Gros point de divergence ; la députée MR Véronique Durenne justifie l’inaction, car, selon son groupe politique, « la proposition est jugée trop « théorique». On ignore encore quelles superficies et combien d’agriculteurs seraient concernés par un élargissement des zones de protection. ». De leur côté, les Engagés estiment qu’une meilleure concertation avec les syndicats agricoles est nécessaire avant d’élargir les zones de restriction d’épandages. C’est dans ce sens que la ministre de l’agriculture, Anne-Catherine Dalcq (MR), lançait il y a peu des groupes de réflexion pour « co-construire, avec les acteurs du terrain, des solutions concrètes pour réduire l’usage des produits de protection des plantes ». Si ces acteurs du secteur agricole répondent présents à ces consultations, ils alertent (à juste titre !) néanmoins qu’une approche systémique, impliquant l’ensemble des acteurs des filières agroalimentaires, est nécessaire pour limiter efficacement l’utilisation des pesticides.
La députée Céline Tellier est assez claire, nous n’avons pas le temps d’attendre le résultat de ces consultations. Nous disposons de toutes les données justifiant l’action et « nous avons la responsabilité de protéger la santé publique en intervenant à la source au lieu de consacrer toujours plus d’argent à dépolluer ce qui aurait pu rester propre. »
A défaut d’une bonne nouvelle concernant une réduction effective de l’utilisation des pesticides sur notre territoire, saluons tout de même la décision juridique récente de la Cour Constitutionnelle, validant la base légale de l’arrêté royal déposé en 2023 par Zakia Khattabi (Ecolo), alors ministre du Climat. Entré en vigueur en mai 2025, cet arrêté empêche depuis lors aux entreprises belges d’exporter des pesticides dangereux (interdits chez nous) vers l’étranger. Mécontente de cette décision, les fédérations des producteurs de produits chimiques (Essenscia15) et des producteurs de pesticides (Belplant16) avaient demandé l’annulation de cet arrêté17. Cette décision de la Cour Constitutionnelle vient ainsi donner raison aux défenseurs de l’arrêté !
Microplastiques : à défaut d’engrais chimiques, peut-on miser sur nos boues ?
Face aux coûts importants des engrais chimiques, il est intéressant pour certains agriculteurs d’opter pour l’épandage de boues de stations d’épuration sur leurs parcelles agricoles. Ces boues sont en effet très riches en éléments fertilisants, tels que l’azote, le phosphore, le potassium, sans oublier la matière organique.
Malheureusement, ces résidus de station d’épuration ne sont pas exemptés de polluants chimiques. En Wallonie, la teneur en PFAS révélée dans les boues a déjà abouti à certaines restrictions d’épandage, ainsi qu’à certains seuils de concentrations de polluants à ne pas dépasser. Rappelons toutefois que la quantité de PFAS disséminée par les boues représente 0.0005 % de celle potentiellement répandue par les pesticides…
Au-delà des PFAS, certaines analyses récentes mettent en avant la présence de microplastiques dans ces boues d’épuration, tant en Wallonie qu’à Bruxelles. Microplastiques, qui rappelons le sont des fragments de petites tailles (inférieure à 5 mm), issus de la dégradation de morceaux de plastique provenant de nos modes de vie (lavage de matières synthétiques, usures de pneu, déchets plastiques dans l’espace public, etc.). Une fois arrivés dans nos eaux usées, ces polluants s’accumulent dans nos nappes phréatiques et dans la chaine alimentaire jusqu’à revenir à l’expéditeur, aussi appelé homo sapiens et trônant fièrement au sommet de la pyramide alimentaire.
À la capitale, l’étude « Plastic city » a ainsi quantifié les quantités de microplastiques rejetés dans ses deux principales voies d’eau : la Senne et le canal. Près de la moitié (45%) des microplastiques prélevés seraient d’origine textile et proviendraient ainsi majoritairement de l’eau évacuée de nos machines à laver18. Le reste proviendrait de la dégradation mécanique d’emballages finissant dans nos rues et égouts. L’étude pointe également les fortes pollutions occasionnées lors des jours de fortes précipitations. Lors des fortes pluies, les stations d’épuration ne sont pas en mesure de traiter l’ensemble des eaux usées et une bonne partie est rejetée telle quelle dans les cours d’eau. Avec le dérèglement climatique et l’intensification des fortes pluies, la concentration de microplastiques des cours d’eau bruxellois pourrait ainsi augmenter de 30% d’ici 2100.
En Wallonie, l’ISSeP s’est penché sur la question en analysant les résidus (eaux usées et boues) de plusieurs stations d’épuration (STEP)19. Les boues épandues sur nos champs contiendraient ainsi en moyenne près de 32 000 particules de microplastiques par kilo de boues. Contrairement à l’étude bruxelloise dédiée aux cours d’eau, il s’agirait ici essentiellement d’une fragmentation de plastiques plus grands (79%). Les fibres ne représenteraient ici que 11% des microplastiques analysés. Quant aux eaux usées sortant des stations d’épuration, il resterait encore, en sortie de station, entre 11% et 47% de la charge en microplastiques présente avant traitement.
Bien qu’il s’agisse ici d’études exploratoires, la nouvelle directive européenne relative au traitement des eaux résiduaires va accélérer les mesures en imposant d’ici peu aux États de surveiller la présence de microplastiques dans les boues. Le Ministre wallon Yves Coppieters estime que « Sur le plan sanitaire, nous ne disposons pas encore d’un niveau de preuve équivalent à celui établi pour des polluants comme les Pfas. Les effets sur la santé humaine font encore l’objet de recherches actives. ». Il indiquait toutefois en commission parlementaire que les trois régions se sont accordées pour « la possibilité d’étendre la responsabilité élargie des producteurs à d’autres catégories de produits que les médicaments à usage humain et les cosmétiques, ce qui pourrait donc inclure à terme aussi les microplastiques »20.
Pollution lumineuse : quand l’absence de nuits menace notre santé
Dans une précédente analyse, nous avions déjà pu aborder l’enjeu sanitaire et environnemental concernant la pollution lumineuse. À cette occasion, nous montrions que la Belgique est sous le feu des projecteurs en occupant la 3ème place du podium des pays les plus pollués par la lumière artificielle (après Malte et les Pays-Bas). Nous y abordions également l’inutilité de milliers d’éclairages publics en Wallonie ainsi que de l’émergence controversée des lampes LED sur nos voiries, qui, malgré leur pertinence sur le plan énergétique, posent sérieusement question sur le plan sanitaire et écologique. Les initiatives et leviers d’actions vers un environnement nocturne apaisé y étaient également abordés.
Tout récemment, une étude américaine menée auprès de 89 000 adultes durant près de 10 ans montre qu’au plus la chambre à coucher est éclairée la nuit, au plus l’incidence de maladies cardiovasculaires (infarctus, insuffisance cardiaque, AVC, …) augmente, principalement à cause de la perturbation de notre horloge biologique (rythme circadien) naturellement calquée sur notre environnement lumineux. Ainsi, une chambre « modérément lumineuse » augmente ainsi de 20% le risque d’infarctus par rapport à une obscurité quasi totale. Dormir dans une chambre « très exposée » à la pollution lumineuse, nous exposerait à une augmentation de 47% du risque d’infarctus, un excès de 56% d’insuffisance cardiaque et de 28% d’accidents vasculaires cérébraux. Le Vif met également « en lumière » cet enjeu sanitaire avec la récente extension des horaires du travail de nuit décidée par le gouvernement fédéral, alors même que « le centre international de recherche sur le cancer (CIRC) classe depuis 2019 le travail de nuit comme « probablement cancérogène » pour l’homme ».
Un article de l’Echo résumait bien la situation vécue en Belgique : « La politique d’éclairage public belge repose aujourd’hui sur un mythe : sans un éclairage public abondant, crimes et accidents routiers se multiplieraient ». Bien que cette hypothèse ait déjà été invalidée par de nombreuses études, la Belgique continue de miser sur un meilleur éclairage et connait ainsi l’une des plus fortes hausses de pollution lumineuse en Europe depuis 2015. L’article révèle également le coût annuel supporté par la collectivité pour maintenir ces ampoules publiques allumées : 144 millions d’euros pour la Flandre, 78 millions d’euros pour la Wallonie. Une étude de l’ULiège est également citée, attestant qu’en perturbant la qualité de notre sommeil, cette pollution lumineuse pourrait être responsable de l’augmentation de l’obésité, des cancers du sein, du côlon et de la prostate.
Comme le suggère l’article, « les outils pour ce plan existent et sont déjà implémentés dans certaines communes : supprimer les lampadaires inutiles, éteindre entre minuit et 5h sur les voiries secondaires, graduer l’intensité selon l’heure. Il ne manque qu’un cadre communal plus ambitieux pour les déployer systématiquement. »
Pour aller plus loin, nous vous renvoyons vers ce podcast de l’Université de Liège : « Pollution lumineuse en Belgique : comment mieux la gérer ? »
Pollution sonore
Vers la fin des pétarades grâce aux radars de bruit ?
Dans de précédentes analyses, nous avions déjà pris le temps d’aborder l’enjeu de la pollution sonore en Wallonie. Une nuisance dont on parle peu, bien que 700 000 Wallons sont exposés à des niveaux sonores impactant potentiellement leur santé. Les principales sources de bruit sont évidemment les transports (routiers, aériens, ferroviaire).
La plupart des solutions pour limiter le bruit émis par le trafic routier sont bien connues mais rarement déployées : limitation du nombre de véhicules en circulation, allègement des véhicules mis sur le marché, réduction de la vitesse, murs anti-bruit, revêtement routier moins bruyant, …
Si ces solutions sont principalement adressées au bruit de fond, une autre solution, plus récente, consisterait à déployer des « radars sonores » capables d’identifier les véhicules anormalement bruyants, à l’origine des « pétarades » impactant notre quiétude tant de jour que de nuit. Une piste déjà déployée en France, explorée en Flandres et à Bruxelles et maintenant discutée en Wallonie.
En commission parlementaire, le Ministre Coppieters nous apprenait qu’un projet pilote permet actuellement de tester cette technologie en Wallonie. Si les tests s’avèrent concluants, « il conviendra de développer le cadre réglementaire nécessaire au contrôle et à la verbalisation des cas d’infraction »21. Une solution accueillie favorablement par le député MR Chris Massaki Mbaki témoignant qu’« il est très difficile pour un agent de police de constater les pétarades pour ensuite sanctionner la personne. Désormais, disposer de ces outils nous permettra d’appliquer une sanction automatique. »
NB : Si la thématique de la pollution sonore vous interpelle, n’hésitez pas à partager et à vous inscrire à notre activité qui abordera les bases de l’acoustique environnementale !
Le bruit qui plane sur la capitale : des communes unies pour plus de quiétude
200 000 Bruxellois sont lourdement impactés par le bruit de 200 avions survolant leur ciel à l’échelle d’une journée, dont une trentaine d’atterrissages chaque nuit. Le coût sanitaire de ces nuisances avait d’ailleurs été estimé à 1 milliard d’euros par an. Dans son dernier avis sur la question, le Conseil supérieur de la Santé estimait d’ailleurs qu’“en raison des effets négatifs graves sur la santé, il faut sans attendre interdire les vols de nuit de 23h à 7h pour permettre aux 163.000 riverains de l’aéroport d’avoir des nuits de 7h-8h sans être dérangés par le bruit des avions”. Au-delà de cet avis, rappelons également que différentes décisions de justice condamnaient déjà le gouvernement fédéral pour ses manquements concernant le bruit généré par les avions22.
Face à l’augmentation du bruit des avions à Bruxelles, à la croissance de l’aéroport, ainsi qu’à l’inaction du gouvernement, les 19 bourgmestres des communes de la capitale se sont accordés pour défendre une position commune vers plus de quiétude. Les communes demandent au ministre fédéral de la Mobilité – Jean-Luc Crucke – d’agir. Si la demande phare des communes est d’interdire les vols de nuit (entre 22h00 et 07h00 du matin), d’autres demandes sont également portées par les 19 bourgmestres, telles que la limitation du nombre de mouvements aériens à Zaventem (220.000 par an), légiférer le niveau sonore individuel des avions, interdire les vols “sauts de puce” (vols de courte distance), etc. « Les bourgmestres bruxellois demandent également au gouvernement régional de leur reverser une part des 42 millions d’euros perçus ces dernières années par la Région en astreintes versées par le Fédéral. Ils réclament aussi l’installation de sonomètres dans toutes les communes survolées par les avions afin de mesurer l’impact sonore de ces routes aériennes ».
Dans ce dossier bruyant, notons également les actions portées par des collectifs de riverains23. Munis d’une pétition signée par plus de 10 000 signatures, les collectifs demandent au Ministre fédéral de la Mobilité de limiter l’usage d’un couloir aérien survolant 400 000 Bruxellois. La fréquentation de ce couloir aérien aurait augmenté de 11,32 % depuis début d’année. Sur ce couloir, 96% des vols ne respecteraient pas les normes de bruit bruxelloises. En réponse à cette interpellation, le ministre Jean-Luc Crucke a déclaré qu’une loi aérienne est en cours d’élaboration, dont l’objectif « est de se doter d’une base juridique incontestable et d’intégrer pour la première fois les notions de santé publique et d’environnement dans l’élaboration des routes aériennes. Cette loi sera présentée en 2027. Concernant les vols de nuit, le ministre révèle également que son ambition est d’aller vers « une diminution significative des décollages entre 23 et 6h».
NB : Vous aussi, l’augmentation du bruit des avions vous indigne ? N’hésitez pas à vous mobiliser ou à relayer la campagne de Canopea contre le développement de Liège Airport !
Qualité de l’air : les zones à basses émissions mises à mal
Face à la pollution de l’air que l’on respire, il est nécessaire de réduire la contribution des sources principales de polluants. En 2021, la Belgique comptait plus de 9 000 décès associés aux polluants atmosphériques. En matière de mobilité, l’une des mesures consiste à limiter l’accès des véhicules les plus polluants dans les zones les plus densément peuplées. Cette mesure désigne ainsi des « zones de basses émissions » (LEZ ou ZFE ou encore ZBE) dans lesquelles les véhicules répondant à certaines normes EURO ne peuvent plus circuler. Si cette politique de mobilité a déjà démontré sa pertinence sur le plan sanitaire dans de nombreuses villes, la dimension sociale demeure quant à elle l’objet de débats clivants. Si les personnes les plus précaires sont les premières victimes de l’exposition à la pollution de l’air, ce sont également eux qui disposent le plus souvent d’un véhicule moins récent et donc plus polluant. D’où la nécessité d’accompagner les LEZ de mesures ciblées faire les citoyens dans cette situation afin qu’il conserve le pouvoir de mobilité sans frais supplémentaires.
Un article paru dans la Libre vient remettre de l’ordre dans les idées quant à la saga LEZ bruxelloise. À Bruxelles, les autorités avaient décidé de reporter la nouvelle phase de mise en place de la LEZ de 2025 à 2027. En septembre 2025, la Cour constitutionnelle avait annulé ce report à la suite de recours. Suite à cette décision juridique, les véhicules diesels EURO 5 et essence EURO 2 étaient normalement interdits dès janvier 2026 avec une période de transition sans verbalisation jusqu’au 1er avril 2026. Fin mars, le Ministre libéral bruxellois des Finances (Dirk De Smedts – Anders) signalait qu’aucune amende ne serait perçue en 2026, malgré l’accord politique prévoyant une sanction maximale de 350€ par an pour les usagers de la route contrevenants. Un nouveau système de taxation et un nouveau cadre juridique devraient voir le jour en 2027, au plus tôt.
« Pour les Chercheurs d’air, une association qui milite pour une meilleure qualité de l’air à Bruxelles, « annuler les amendes, c’est transformer la LEZ en coquille vide et, ainsi, nuire à la santé des Bruxelloises et des Bruxellois, particulièrement les plus vulnérables à la pollution de l’air, comme les enfants et les populations défavorisées. Cette situation montre que leur santé n’est, malheureusement, pas la priorité du gouvernement régional ».
En France, promues par une convention citoyenne, les LEZ étaient devenues la nouvelle norme, depuis 2021, dans toutes les villes de plus de 150 000 habitants. Cinq ans plus tard, en avril 2026, les LEZ sont abandonnées, suite aux pressions du Rassemblement national et des Républicains24.
Mais aussi…
Voici d’autres titres parus ces dernières semaines, toujours en lien avec les nombreuses thématiques de santé environnementale :
Alimentation :
- « Les Wallons veulent une alimentation saine et durable, mais craignent son prix» (05/03/2026 – L’Echo)
- « Les espoirs et les craintes pour notre alimentation à l’horizon de 2035» (05/03/2026 – La Libre)
- « En 2035, les Belges redoutent de ne plus pouvoir manger correctement » (05/03/2026 – L’Avenir)
- « Sommes-nous vraiment devenus allergies à tout ? » (12/03/2026 – Le Vif)
- « L’eurodéputé Cassard alerte sur des importations de bœuf brésilien contenant une hormone interdite » (30/03/2026 – La Libre)
- Après le « Nutriscore », un « Climate score » affiché sur les produits alimentaires ? Certains le réclament (25/03/2026 – La Libre)
Environnements alimentaires :
- « Et pourquoi pas un « Bio-chèque » pour remplacer les Eco-chèques ? » (10/03/2026 – La Libre)
- « De plus en plus de fast-foods s’implantent autour des écoles » (28/03/2026 – La Libre) / « Les élèves de plus en plus exposés à la malbouffe près de leur école » (28/03/2026 –L’Echo) à Voir à ce sujet l’interpellation du député Bruno Lefebvre sur « la nécessité d’une réponse concertée du Gouvernement wallon face à la stratégie d’implantation des enseignes de fast-food » (p.64 du compte rendu de la commission de l’aménagement du territoire, de la mobilité et des pouvoirs locaux du 21/04/2026)
Bruit :
- « Pollution, bruit, santé : Quand les écoles belges deviennent un danger pour les enfants» (10/03/2026 – Moustique)
Qualité de l’air :
- « Un pic de particules fines attendu en Belgique» (20/03/2026 – RTBF)
- « Pollution Emissions de particules fines, monoxyde de carbone, benzène… La soirée au coin du feu, un attentat environnemental» (09/04/2026 – Libération)
Dérèglement climatique :
- « Le réchauffement devrait tuer dix fois plus dans les pays pauvres » (25/03/2026 – Le Monde)
- « Recul préoccupant, mais aussi avancées encourageantes : les bonnes et les moins bonnes nouvelles du dernier rapport sur la santé et le climat » (22/04/2026 – La Libre)
Maladies vectorielles :
- « Dans ces conditions, le moustique a tout ce qu’il faut pour se multiplier» (23/04/2026 – La Libre)
- « Piqûres de tiques : une étude cartographie pour la première fois les bactéries responsables de la maladie de Lyme» (09/03/2026 – Le Monde)
Pesticides :
- « Pourquoi l’Europe veut accélérer l’usage des biopesticides » (07/03/2026 – Le Soir)
- « Pourquoi la Belgique autorise temporairement le pesticide Calantha» (17/04/2026 – La Libre)
- « Pollution de l’eau : l’Etat français attaqué pour « carence fautive » » (23/04/2026 – Le Monde)
- « Lien entre pesticides et cancers : pour la première fois, des chercheurs mesurent des effets à l’échelle d’un pays » (01/04/2026 – Le Monde)
- L’usage de pesticides bouleverserait en profondeur la biodiversité microbienne des sols (04/03/2026 – Le Monde)
Substances chimiques :
- « En Wallonie aussi, il faut protéger l’eau et dépasser le statu quo » (22/03/2026 – Canopea)
- Boues des stations d’épuration : une source massive de microplastiques pour les sols agricoles (06/04/2026 – France Info)
- « Une première mondiale : la Belgique à la rescousse des Vietnamiens victimes de l’agent orange » (17/03/2026 – La Libre)
- « Tampons, serviettes, coupes : des bombes chimiques dans la culotte ? » (18/04/2026 – Le Soir)
- « Décharges oubliées : comment vos témoignages ont permis de découvrir une centaine de nouveaux sites de déchets en Wallonie (vidéo) » (25/04/2026 – Vers l’Avenir)
- « Les PFAS ne sont que la partie émergée de l’iceberg de la pollution chimique en Europe » (15/04/2026 – Le Monde)
- « Bisphénol, phtalates, paraffines chlorées… Ces substances inquiétantes contenues dans les casques et les écouteurs » (03/05/2026 – Le Vif) à à voir également les échanges parlementaires au Parlement wallon sur ce dossier (p.43 du compte rendu de la commission santé et environnement du 07/04/2026)
Substances chimiques – Focus Cadmium :
- « La France s’inquiète de la présence de cadmium dans ses céréales, la Belgique est-elle épargnée par cette pollution ?» (26/03/2026 – L’Avenir) à Voir également les échanges parlementaires au Parlement wallon sur ce dossier (p.46 du compte rendu de la commission santé et environnement du 07/04/2026))
- « Vu d’Europe : les Français sont de plus en plus contaminés par le cadmium, un métal cancérogène présent dans les sols et l’alimentation » (27/03/2026 – RTBF)
- « Cadmium : l’absence de preuve « irréfutable » ne devrait jamais servir d’alibi à l’inaction » (20/04/2026 – Le Monde)
- Cadmium : « Combien faudra-t-il de nouveaux cas de cancers pour que nos dirigeants réagissent ? » (11/04/2026 – le Monde)
- L’Anses est accusée d’avoir ignoré des travaux montrant un usage marginal d’engrais phosphatés (30/03/2026 – Le Monde)
Substances chimiques – Focus cosmétiques :
- « Demandez aux citoyens s’ils sont prêts à appliquer sur leur peau un produit susceptible de leur donner le cancer, la réponse sera toujours non » (28/04/2026 – La Libre)
- « Cosmétiques: l’Union européenne dérégule-t-elle sans prudence? «La Commission ne chiffre pas le coût pour la santé» (30/04/2026 – Le Vif)
- « Produits chimiques dans les cosmétiques et parfums : les eurodéputés s’accordent sur un compromis qui « évite le pire » pour les consommateurs » (15/04/2026 – Le Monde)
Recherche :
- « Faire de vieux os, un espoir rongé par la pollution environnementale» (15/04/2026 – Vers L’Avenir)
- « Vingt ans de données pour comprendre le cancer en Belgique» (19/03/2026 – Le Soir)
- « Dépolluer la terre entière, la promesse et le défi de Haemers Technologies » (25/04/2026 – L’Echo)
- « Cancer : la Belgique doit se préparer à 44 nouveaux diagnostics supplémentaires par jour d’ici 2035 » (25/04/2026 – Le Soir) / « En 2035, il y aura 44 diagnostics de cancer supplémentaires chaque jour par rapport à 2023 » (28/04/2026 – La Libre)« Des chercheurs contestent la loi « Duplomb 2 » dans la revue« Science »» (23/04/2026 – Le Monde)
- « Cadmium, PFAS, pesticides : existe-t-il des moyens de dépolluer son corps ? » (12/04/2026 – Le Monde)
Ondes électromagnétiques :
- Canopea, FGTB, UCM, CSC et AKT – Boucle du Hainaut : les partenaires sociaux mettent la pression (11/04/2026 – L’Echo)
- Boucle du Hainaut : Revolht dénonce « une autoroute électrique surdimensionnée » (17/04/2026 – Le Soir)
- Frédéric Dunon (Elia Belgique) « Il est temps d’arrêter les études complémentaires et de prendre des décisions » (18/04/2026 – L’Echo)
- « Le permis d’environnement a été délivré pour un projet de ligne à haute tension controversé» (28/04/2026 – Le Soir)
À ce sujet, voir les débats parlementaires dans le compte rendu (p.57) de la commission de l’aménagement du territoire,de la mobilité et des pouvoirs locaux du 21/04/2026, ainsi qu’à la p.40 du compte rendu de la commission de la santé, de l’environnement et de l’action sociale du 21/04/2026.
Divers :
- « Toute décrédibilisation de l’expertise scientifique alimente la défiance » (14/04/2026 – Le Monde)
- Le sommet One Health, qui lie santé humaine, animale et environnementale, débouche sur des engagements, mais sans ligne directrice (07/04/2026 – Le Monde)
À toutes fins utiles, vous retrouverez l’ensemble des numéros « Presse que tout » sur l’actualité santé environnementale via les liens suivants :
- Janvier 2026 : Presse que tout #1
- Février 2026 Presse que tout #2
- Mars / Avril 2026 : Presse que tout #3
Crédit image illustration : Adobe Stock
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- Rapport commandé dans le cadre de la création d’un mécanisme de financement intrafédéral destiné à couvrir les coûts de la pollution aux PFAS. ↩︎
- La prise en charge des personnes malades coûte à elle seule 103 millions par an, mais la facture s’envole si on comptabilise le coût des années de vie perdues : 2,1 milliards supplémentaires. ↩︎
- Propos du Ministre Yves Coppieters lors de la séance du 07/04/2026 au Parlement wallon en commission de la santé, de l’environnement et de l’action sociale. Cfr. Compte rendu intégral 127 (p.49) ↩︎
- Propos du Ministre Yves Coppieters lors de la séance du 07/04/2026 au Parlement wallon en commission de la santé, de l’environnement et de l’action sociale. Cfr. Compte rendu intégral 127 (p.40) ↩︎
- Propos du Ministre Yves Coppieters lors de la séance du 21/04/2026 au Parlement wallon en commission de la santé, de l’environnement et de l’action sociale. Cfr. Compte rendu avancé 139 (p.31)
Voir à ce sujet également les articles de presse suivants : « Les œufs et l’eau du robinet responsables des taux élevés de PFAS dans l’organisme » (14/04/2026 – La Libre) / « L’eau du robinet et les œufs, principaux facteurs d’exposition » (14/04/2026 – Le Soir) ↩︎ - Propos du Ministre Yves Coppieters lors de la séance du 21/04/2026 au Parlement wallon en commission de la santé, de l’environnement et de l’action sociale. Cfr. Compte rendu avancé 139 (p.32) ↩︎
- Propos de la députée Marie Jacqmin (Les Engagés), lors de la séance du 21/04/2026 au Parlement wallon en commission de la santé, de l’environnement et de l’action sociale. Cfr. Compte rendu avancé 139 (p.28) ↩︎
- Propos de la députée Bénédicte Linard (Ecolo), lors de la séance du 21/04/2026 au Parlement wallon en commission de la santé, de l’environnement et de l’action sociale. Cfr. Compte rendu avancé 139 (p.30) ↩︎
- Propos du Ministre Yves Coppieters, lors de la séance du 21/04/2026 au Parlement wallon en commission de la santé, de l’environnement et de l’action sociale. Cfr. Compte rendu avancé 139 (p.33) ↩︎
- Propos du Ministre Yves Coppieters, lors de la séance du 21/04/2026 au Parlement wallon en commission de la santé, de l’environnement et de l’action sociale. Cfr. Compte rendu avancé 139 (p.33) ↩︎
- Plus exactement au Comité d’agréation des produits phytopharmaceutiques rattaché au SPF Santé publique. ↩︎
- Pesticides contenant des PFAS : la Wallonie se prononce pour une interdiction progressive des usages professionnels et privés (20/04/2026 – Communiqué de presse du Gouvernement Wallon) ↩︎
- Séance du 10/03/2026 au Parlement wallon en commission de la santé, de l’environnement et de l’action sociale. Cfr. Compte rendu avancé 112 (p.34) ↩︎
- Proposition déclinée en 3 ; DECRET 379 N° 1 (2025-2026), DECRET 379 N° 2 (2025-2026), DECRET 379 N° 3 (2025-2026) ↩︎
- Aussi dénommée « Fédération belge des industries chimiques et des sciences de la vie » ↩︎
- Aussi dénommée « Association Belgo-Luxembourgeoise de l’Industrie de protection des plantes » ↩︎
- Cour Constitutionnelle, Arrêt n°44/2026 du 9 avril 2026 ↩︎
- A noter que de filtres à microplastiques, disponibles dans le commerce pour quelques dizaines d’euro, peuvent être facilement raccordé à l’évacuation de votre machine à laver. ↩︎
- 8 STEP analysées pour les boues. 30 STEP analysées pour les eaux usées. ↩︎
- Propos du Ministre Yves Coppieters, lors de la séance du 21/04/2026 au Parlement wallon en commission de la santé, de l’environnement et de l’action sociale. Cfr. Compte rendu avancé 139 (p.50) ↩︎
- Propos du Ministre Yves Coppieters, lors de la séance du 07/04/2026 au Parlement wallon en commission de la santé, de l’environnement et de l’action sociale. Cfr. Compte rendu intégral 127 (p.41) ↩︎
- « Victoire pour 1.400 riverains de l’aéroport de Zaventem: l’Etat belge condamné pour usage abusif de la piste 01 », RTL Info, 26/12/2025 | « Nuisance sonores des avions: l’État belge une nouvelle fois mis en cause », BX1, 27/02/2025 ↩︎
- Stop au survol de Bruxelles Nord-Ouest » et « Free Air Brussels North ». ↩︎
- « La fin des vignettes pour rouler en France ? » (18/04/2026 – Vers l’Avenir) / « Les zones à faibles émissions enterrées par l’Assemblée nationale » (15/04/2026 – Le Monde) ↩︎
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