À l’heure où le flux de l’actualité nous expose à l’infobésité, mais où s’informer reste une priorité, nous vous proposons ici une compilation prémâchée et digérée à notre sauce, de différents épisodes de l’actualité d’ici ou ailleurs faisant le lien entre notre environnement et notre santé. Parce que « choisir, c’est renoncer », nulle prétention à l’exhaustivité, mais plutôt à la diversité des sujets abordés.
Qualité de l’air
« Autour des aéroports, l’air est jusqu’à 10 fois plus chargé en particules ultrafines qu’en ville : les avions en cause directe, révèle une étude » (30/05/2026 – Science et Vie)
Une étude1 vient, une fois de plus, mettre en évidence la pollution en particules ultrafines (PUF) autour des aéroports. Après Amsterdam et Francfort, c’est l’aéroport suisse de Zurich qui passe cette fois-ci sous la loupe.
Des concentrations importantes de particules ultrafines (inférieures à 100 nanomètres, soit 0,1 micromètre) sont retrouvées à proximité de l’aéroport. Rappelons qu’au plus les particules sont fines, au plus elles impactent notre santé en pénétrant profondément dans les voies respiratoires ainsi qu’en pénétrant dans le système cardio-vasculaire.
Les PUF émises par les avions sont composées de suie solide et de sulfate volatil. Les mesures montrent également que certaines contiennent des résidus d’huile de lubrification. À défaut de réduire le nombre d’avions en circulation, il semblerait que le meilleur entretien des moteurs ainsi que des carburants à faible teneur en soufre constitueraient l’une des clés pour résoudre ce problème. En effet, plus la teneur en soufre d’un carburant est élevée, plus il génère de particules fines. Parmi les carburants alternatifs figurent les SAF (Sustainable Aviation Fuels). Dansune récente analyse, nous vous expliquions pourquoi ce type de combustible ne peut en aucun cas être considéré comme une solution d’avenir.
Dans l’étude suisse, des pics de pollution sont détectables tant que l’avion est à moins de 300 m d’altitude. C’est seulement au-delà de 5 à 7 km autour d’un aéroport que l’avion dépasse cette altitude et que les pics de pollutions aux UFP cessent d’être détectables. Autre observation, les pics étaient plus marqués lors des atterrissages, que lors des décollages.
Paradoxalement, la présence de vent ne permet pas de diminuer les concentrations de particules ultrafines. En effet, moins il y a de vent et plus les particules ont tendance à stagner et à s’agglomérer avec le temps pour former des particules plus grosses, ces dernières n’étant alors plus considérées comme des particules ultrafines.
Si nous souhaitons réellement limiter les externalités négatives de l’aviation (bruit, dérèglement climatique, pollution de l’air ambiant), il est nécessaire de diminuer le nombre de vols. Ce n’est malheureusement pas la voie choisie en Belgique où les différents aéroports (passagers et marchandises) ne se voient mettre aucun frein à leur croissance… Tout récemment, Brussels Airport annonçait fièrement l’installation d’un filtre à particules fines et ultrafines sur son tarmac. Un petit pansement technologique vainement appliqué sur une énorme blessure avec plaie ouverte.
Climat : vagues de chaleur
À l’heure où plusieurs gouvernements et entreprises revoient à la baisse leur ambition climatique, plusieurs scientifiques et agences internationales alertaient que « 2026 pourrait entrer dans l’histoire climatique comme l’une des années les plus extrêmes jamais observées ».
Une année extrême faisant suite à deux années dont le bilan des victimes de ce réchauffement est déjà plus que chaotique en Europe : plus de 24.000 personnes sont mortes de la chaleur à l’été 2025, et plus de 62.000 en 2024. En Belgique, 655 personnes meurent déjà, en moyenne, chaque année à cause de la chaleur. Les chaleurs de l’été 2022 avaient entraîné 1.500 décès prématurés dans notre pays. La surmortalité liée à ce début d’été 2026 n’est pas encore connue, mais les services hospitaliers soulignent déjà l’explosion de patients victimes d’hyperthermie, de déshydratation, de maladies cardiaques ou pneumologiques, principalement chez les personnes âgées ou en bas âge. Dans le cas des AVC, dont le risque est renforcé par les fortes chaleurs, les femmes sembleraient pâtir davantage que les hommes. Sans oublier les profondes inégalités d’expositions au sein de notre population, mises en avant de manière édifiante dans une analyse dédiée de la RTBF.
Selon le Centre fédéral d’analyse des risques climatiques, un surplus annuel de 1.000 morts dues à la chaleur est attendu dans un scénario de réchauffement global optimiste (+2°C). D’ici 2050, le nombre annuel de jours de canicule en Belgique passera de 4 (moyenne 2000-2019) à 18, et pourrait atteindre 50 jours par an d’ici à 2100. Sans oublier que ces épisodes de surchauffe qui impacte également les cultures et le bétail.
Augmentation drastique de la température de surface des océans, dégradation de la banquise arctique, multiplication des épisodes de canicules, aggravation des feux de forêt, perturbations du cycle de l’eau (entre sécheresse et fortes précipitations) … des impacts déjà dévastateurs, alors que la limite la plus ambitieuse de l’accord de Paris (+1,5°C de réchauffement) n’est même pas encore tout à fait atteinte. À noter que cette limite se fixe sur une moyenne de réchauffement à l’échelle mondiale, or notre continent se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale. Le climatologue wallon Xavier Fettweiss alerte qu’en 2040, « on ne se tracassera plus d’approcher les 40°C, mais on s’inquiétera de dépasser 45 °C en Belgique et 50 °C en France ».
Certains pourraient s’indigner que l’Europe se réchauffe plus vite que le reste du monde, alors même que nous ne sommes responsables d’ « à peine » 6 % dans les rejets mondiaux… Une indignation facile à tempérer lorsqu’on prend la peine de se rappeler notre responsabilité historique dans les émissions émises depuis l’ère industrielle (2ème position après les USA).
Venant s’ajouter à nos émissions anthropiques de gaz à effet de serre, le retour annoncé du phénomène naturel El Niño vient aggraver une crise climatique déjà en accélération. « Ce réchauffement du Pacifique équatorial, qui survient tous les trois à sept ans, tire en effet vers le haut la température moyenne mondiale et favorise les événements extrêmes – sécheresses et incendies en Australie ou Indonésie, pluies diluviennes et inondations dans certaines régions d’Amérique du Sud et dans la Corne de l’Afrique. »
Néanmoins, ce n’est pas le phénomène naturel El Niño qui doit faire paniquer. C’est l’inaction face au dérèglement climatique qui a doit nous indigner. Tant que nous continuons à brûler des combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz) et à dégrader l’environnement (déforestation), les impacts ne feront qu’empirer. El Niño pousse à l’extrême une situation qui l’est déjà.
En plus d’impacter sévèrement la santé lors des vagues de chaleur et canicules, le dérèglement climatique entraine de nombreuses catastrophes affectant durablement les sociétés et les économies. Les pertes de production agricole, l’insécurité alimentaire, les déplacements de populations, la mortalité et les maladies associées à ces catastrophes auraient ainsi engendré 224 milliards de dollars (190 milliards d’euros) de pertes économiques en 2025 dans le monde. L’Agence européenne pour l’environnement estime quant à elle que les catastrophes climatiques ont engendré entre 40 milliards et 50 milliards d’euros de pertes économiques par an entre 2021 et 2024. Selon un rapport Allianz Trade de 2025, « la Belgique fait partie du groupe des pays dont la pression économique due aux vagues de chaleur pèse le plus sur les finances publiques ».
À ce lourd bilan, vient s’ajouter le l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des inondations, directement liée au dérèglement climatique. À peine remises sur pied de l’épisode dévastateur de juillet 2021, la Wallonie subissait le 30 mai de nouvelles inondations dans à l’est de Charleroi, en Basse-Sambre et dans le sud du Brabant wallon. Comme dans le cas des vagues de chaleur, les personnes isolées sont souvent les plus vulnérables face à ces évènements extrêmes.
Malgré ces constats de plus en plus révoltants, « la mobilisation mondiale contre le réchauffement climatique s’étiole. Non parce que la menace recule, mais parce que l’attention collective est happée par des catastrophes plus immédiates, plus spectaculaires, plus violentes : la guerre au Moyen-Orient, le conflit en Ukraine, leurs prolongements régionaux et leurs conséquences énergétiques et alimentaires. »
L’épidémiologiste Marius Gilbert résume ainsi la situation : « Il est absolument certain que l’été que nous vivons aujourd’hui est bien plus frais que tous ceux que nous aurons à connaître durant le reste de notre vie, pour la simple raison que le climat obéit aux lois de la physique, que la persistance du C02 dans l’atmosphère est longue et que les réductions d’aujourd’hui, indispensables pour limiter les extrêmes de demain, ne nous éviteront pas une poursuite du réchauffement dans les prochaines décennies. »
Si les efforts d’atténuation sont indispensables pour limiter la casse, il est également urgent de penser à l’adaptation de nos sociétés face à ces évènements climatiques extrêmes qui deviendront la norme de demain. Or, en matière d’adaptation, ni la Belgique ni les régions ne semblent aujourd’hui munies d’un véritable plan d’adaptation avec des objectifs concrets et chiffrés à atteindre rapidement. À l’initiative du Ministre fédéral de l’environnement et du Climat, Jean-Luc Crucke, un plan d’actions interfédéral est actuellement en cours de préparation pour mieux affronter les chaleurs extrêmes.
📢 Le lecteur intéressé trouvera :
- Une interview de notre spécialiste en aménagement du territoire, Aurélie Cauchie, rappelant l’urgence de végétaliser nos villes face à la chaleur : « Face aux vagues de chaleur, il faut des arbres : on s’y met quand ? » (RTBF, 28/06/2026)
- Une belle synthèse des enjeux climatiques à l’échelle de l’Europe dans cet article du Monde : « Réchauffement, l’Europe à l’épreuve de ses contradictions » ainsi qu’une vidéo résumant les quelques mesures urbanistiques à mettre en œuvre pour limiter l’effet d’ilot de chaleur urbain dans nos villes : « Comment rafraîchir les villes ? »
Entreprises (Data Centers)
« Les impacts des data centers sur les humains et la nature inquiètent les scientifiques » (22/05/2026 – La Libre)
Sans que l’on s’en rende compte, notre mode de vie dépend de plus en plus des centres de données, aussi appelés « data centers ». Regarder une vidéo en streaming, utiliser une application GPS, faire un paiement une ligne, solliciter une intelligence artificielle, … toutes ces actions du quotidien mobilisent de gigantesques équipements informatiques dont la consommation d’énergie et de ressources (eau pour assurer le refroidissement, matériaux utilisés dans les processeurs, les puces, etc.) ne fait qu’augmenter.
À l’heure actuelle, 1,5 % de la consommation électrique mondiale part dans l’alimentation de ces data centers. L’agence internationale de l’énergie estime que cette valeur passera à 3% d’ici 2030. Si cette moyenne mondiale semble marginale, la situation est néanmoins plus critique à l’échelle de zones géographiques telles que les USA, la plupart des data centers étant construits sur le territoire américain. L’État de Virginie dédie ainsi 25% de sa consommation électrique aux centres de données et concentre à lui seul 12 % des capacités mondiales des « hyperscalers », les géants de la gestion des données Internet. En Irlande, capitale européenne des data centers, ce ratio s’élève actuellement à 20% et pourrait atteindre 31% en 2034.
S’il existe suffisamment de données pour pointer du doigt l’empreinte carbone des installations américaines, où la majorité de ces installations sont alimentées par des énergies fossiles, la situation européenne manque actuellement de transparence. Par leur lobby intense, les géants de la tech ont en effet « inciter l’Union européenne (UE) à intégrer une clause de confidentialité dans sa législation afin d’empêcher l’accès public aux informations concernant la consommation d’eau et d’électricité des centres de données ».
Face à l’essor de l’intelligence artificielle, l’Europe prévoit de tripler la capacité de ses centres dans les prochaines années. Au-delà du manque d’accès aux données environnementales permettant d’évaluer objectivement la situation, certains craignent que cette croissance du secteur se fasse au détriment des objectifs climatiques. À défaut de stimuler la demande en énergies fossiles, ces data centers pourraient rafler une part non négligeable de l’énergie renouvelable, pourtant essentielle à des secteurs plus fondamentaux. Prochainement, un datacenter (de Google) s’installera dans l’Indre, chez nos voisins français, sur près de 195 ha de terres agricoles. À pleine capacité, Google estime que ce centre de données consommera 880 à 1 100 mégawatts, soit l’équivalent d’un réacteur nucléaire classique.
En plus de contribuer au dérèglement climatique, l’implantation de ce type d’infrastructure a également pour effet, dans certains cas, d’augmenter la température au niveau local en créant des ilots de chaleur. « Nous estimons que la température de surface terrestre augmente en moyenne de 2 °C (avec des pointes jusqu’à 9 °C, NdlR) après la mise en service d’un centre de données d’IA, ce qui entraîne des microclimats locaux. Plus de 340 millions de personnes pourraient être affectées par cette hausse de température. ».
La pollution sonore vient s’ajouter à ce potentiel inconfort thermique. Ce bruit émis par les data centers est dû aux générateurs diesel de secours, aux systèmes de chauffage, ainsi qu’aux ventilations et climatisations. « Cette pollution sonore, ce bruit persistant, affecte le personnel des centres de données, les communautés voisines et la faune locale, suscitant une inquiétude croissante du public et une demande accrue de stratégies d’atténuation du bruit. »
Au-delà de ces enjeux sanitaires (ilots de chaleur, bruit) certaines préoccupations émergent également au sujet de la consommation de ressources. Plus un data center consomme de l’énergie pour faire tourner ses processeurs, plus ses besoins en eau augmentent pour assurer un refroidissement. « Un data center de taille moyenne peut ainsi consommer jusqu’à 400 millions de litres d’eau par an, … soit l’équivalent de la consommation annuelle d’environ mille foyers ». Un cas frappant dans le cas de l’IA, un prompt de 100 mots consommerait à lui seul l’équivalent d’un demi-litre. À grande échelle, cette consommation massive d’eau (souvent potable) se fait au détriment des besoins en eaux de certaines communautés locales.
La Wallonie ne semble pas épargnée ! En 2021, Google achetait un terrain de 52 ha (environ 100 terrains de foot) sur le site d’Ecopôle à Farciennes. Récemment, le géant du numérique annonçait vouloir investir 5 milliards d’euros pour élargir son réseau de centre de données en créant 4 nouveaux data centers en Wallonie. Si cet investissement colossal voit le jour, la consommation électrique cumulée de ces installations pourrait correspondre à la consommation électrique de 750 000 ménages. De quoi inquiéter lorsqu’on sait que notre réseau électrique est déjà saturé. De quoi susciter des inquiétudes quant à la prolongation des centrales nucléaires de Doel 4 et Tihange 3 quand on sait que Google, Amazon, Meta et Microsoft soutiennent activement l’énergie nucléaire, que ce soit par la remise en service d’anciennes centrales, l’extension des installations existantes ou des investissements massifs dans l’avenir du nucléaire. De quoi rendre sceptique quand on apprend que l’activité des centrales nucléaires est de plus en plus compromise par l’intensification des vagues de chaleur.
Laissant les enjeux environnementaux et sanitaires de côtés, il s’agit avant tout d’un « bel exemple de notre capacité à concilier attractivité économique et innovation technologique au service de toute la Wallonie » selon notre ministre de l’économie, de l’industrie, de l’emploi et du numérique.
📢 Dans cette vidéo toute fraiche toute neuve, on vous explique le bel enfumage qui se cache derrière l’arrivée de Google sur le sol wallon !
On vous recommande également la lecture de cette carte blanche, co-signée par plusieurs chercheurs, résumant les enjeux que soulève l’arrivée de ces Data centers sur notre territoire : « L’hypocrisie des centres de données « verts » » (Le Soir, 26/06/2026).
Produits chimiques
« Des substances inquiétantes dans les casques et les écouteurs » (07/05/2026 – Le Vif)
Dans son étude «The Sound of Contamination”, l’organisation Tchèque Arnika a passé au crible 81 modèles de casques et oreillettes pour analyser leur teneur en substances chimiques potentiellement nocives. Parmi les substances retrouvées figurent notamment des perturbateurs endocriniens tels que « les bisphénols, responsables de troubles de la reproduction et de risques accrus de cancers ; les phtalates, qui peuvent nuire à la fertilité et perturber le développement fœtal ; les paraffines chlorées, en principe proscrites ; ou encore des retardateurs de flamme, susceptibles notamment d’altérer le développement cognitif chez les enfants. »
Si les doses retrouvées dans les différents échantillons analysés ne sont pas forcément problématiques en soi, l’étude insiste sur « l’effet cocktail », c’est-à-dire l’exposition répétée et prolongée à plusieurs substances potentiellement néfastes. Le bisphénol A a ainsi été détecté dans 177 échantillons sur 180. La gamme ou la marque ne semble pas forcément prémunir contre la présence de telles substances.
Les fabricants accorderaient une plus grande vigilance pour les parties en contact direct avec la peau (coussinets, mousses). Cela se confirme dans l’étude, car, de manière générale, ces parties sont moins sujettes à la présence de ces substances que celles qui ne sont pas en contact avec la peau (parties rigides, câbles).
Pour des structures telles que Test Achat, il s’agit d’un épisode à prendre au sérieux pour renforcer la réglementation des normes produits, notamment en ce qui concerne l’exposition des consommateurs aux bisphénol A. Au niveau politique, notre Ministre fédéral en charge de la protection des consommateurs (Rob Beenders, Vooruit) a chargé le SPF Economie d’enquêter sur ce dossier. Test-Achat rappelle que « le passage des substances du plastique vers l’organisme est favorisé par la chaleur corporelle et la transpiration. Plus on porte le casque ou les écouteurs longtemps, plus ces conditions sont réunies pour faciliter la migration cutanée ».
« La Commission européenne enterre le projet de renforcer la régulation des produits chimiques » (05/05/2026 – Le Monde)
Il y a 6 ans, la Commission européenne annonçait vouloir renforcer l’arsenal réglementaire encadrant la mise sur le marché des substances chimiques dangereuses (REACH2). La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, s’y était d’ailleurs engagée dans le cadre de son pacte vert, afin de protéger la santé et l’environnement. Fin avril 2026, la même Commission annonçait abandonner ce projet de révision.
Un abandon qui a de quoi soulever l’indignation de nombreux scientifiques et professionnels de santé au regard des améliorations indispensables initialement prévues dans ce processus de révision. Parmi celles-ci figurait notamment la possibilité de réglementer des familles entières de substances, au lieu de n’agir que molécule par molécule. « L’un des exemples canoniques montrant l’intérêt d’une telle démarche est celui du bisphénol A : fortement restreint dans les contenants alimentaires, il est parfois remplacé par d’autres bisphénols (S, F, C…), dont certains sont réputés plus problématiques que celui qu’ils remplacent, mais qui n’ont pas encore fait l’objet de suffisamment d’études pour être formellement écartés. »
La révision de Reach prévoyait également une meilleure prise en compte des nanomatériaux, des perturbateurs endocriniens, ou encore inclure la prise en compte des expositions multiples (l’« effet cocktail »)3, aujourd’hui non considérées par la réglementation. Car la réglementation en vigueur évalue les risques de chaque substance indépendamment les unes des autres. Or, nous sommes exposés simultanément à plusieurs dizaines de substances au quotidien. Raison pour laquelle, plus de 250 scientifiques demandaient à la Commission d’intégrer l’effet cocktail sans tarder dans l’évaluation des substances.
Les lobbies de l’industrie chimique ont joué un rôle déterminant dans la mise à mort de cette révision ambitieuse. Comme le démontre l’observatoire des lobbies européen (Corporate Observatory Europe), les principales industries chimiques ont négocié cet abandon avec un effort acharné cumulant 93 rencontres avec des décideurs européens (données 2025). Pour arriver à leurs fins, les plus grandes corporations chimiques et leurs associations professionnelles dépensent un total de 46,5 millions d’euros par an pour influencer les politiques de l’UE.
« Une étude confidentielle des services de la Commission, dont les chiffres principaux ont été révélés à l’été 2023 par un consortium de journaux, dont Le Monde, indique que le retrait du marché des molécules les plus problématiques aurait « des bénéfices directs, pour la santé des consommateurs et des travailleurs, comme une meilleure fertilité, une baisse d’incidence de l’obésité, de l’asthme, de maladies neurologiques et du cancer ». L’étude d’impact chiffrait ces bénéfices entre 11 milliards et 31 milliards d’euros par an, pour un coût annuel estimé de 0,9 milliard à 2,7 milliards pour les industriels. » Ces chiffres révélateurs n’ont pas empêché notre Premier Ministre Bart De Wever de plaider pour une « compétitivité d’abord, durabilité ensuite» lors du sommet de l’industrie européenne à Anvers en février.
📢Dans cette vidéo, on vous propose une introduction accessible et imagée à ce règlement REACH encore méconnu !
Dans cet article, on vous explique de manière plus détaillée les tenants et aboutissants du dossier REACH
Cadmium
« « On ne savait pas » : notre enquête sur ces maraîchers qui doivent détruire leurs légumes trop pollués au cadmium (carte interactive) » (19/06/2026 – RTBF)
Le cadmium a fait couler de l’encre ces derniers mois. Présent dans certains engrais phosphatés, largement utilisés dans l’agriculture conventionnelle, ce métal lourd toxique se retrouve donc en bout de chaine dans certains aliments que nous consommons. Certains aliments accumulent plus ce dernier lors de leurs croissances, c’est le cas des pommes de terre, des céréales, des légumes feuilles et des abats.
En s’accumulant dans notre organisme au-delà de certaines concentrations, le Cadmium est associé à un risque accru de cancers (poumons, pancréas, prostate, sein) ainsi qu’à des problèmes cardiovasculaires et d’ostéoporose. Selon, les derniers biomonitoring wallons, 9 individus sur 10 présentent des fluides et tissus corporels contaminés en cadmium. Près de 5% des Wallons présenteraient des taux excessifs.
Selon la provenance des gisements de roches phosphatées, les engrais sont plus ou moins chargés en cadmium. Le Maroc est le premier fournisseur d’engrais phosphaté en Belgique en 2025. Les roches phosphatées marocaines, d’origine sédimentaire, présentent des teneurs en cadmium variables et pouvant être élevées. C’est seulement depuis 2025 que le leader mondial du phosphate (groupe marocain OCP) applique des traitements pour éliminer une partie du cadmium présent dans ses engrais.
Malgré une moindre utilisation de ces engrais contaminés sur nos sols, certaines terres agricoles wallonnes se retrouvent néanmoins concernées par des concentrations préoccupantes provenant à la fois d’anciennes activités industrielles polluantes. Dans son reportage dédié, la RTBF rappelle le cas de ces maraichers wallons dans l’obligation de détruire leurs cultures, car ces dernières ne respectaient pas la norme en cadmium lors des contrôles de l’AFSCA. Le Service public de Wallonie (SPW) publiait récemment une carte estimant la pollution à l’échelle de la région : « 48.000 hectares de terres, soit trois fois la superficie de Bruxelles-Capitale, sont potentiellement trop chargés en cadmium en Wallonie ». Les zones rouges se trouvent le long du sillon Sambre et Meuse, dans la région d’Andenne, autour de Liège et dans la région du pays de Herve. Le Ministre Yves Coppieters confirmait au parlement de Wallonie que « la principale source historique de contamination des sols en cadmium, ce sont les retombées de poussières produites par l’industrie métallurgique des métaux non ferreux ».
Malgré cette reconnaissance politique quant à l’origine industrielle d’une partie de cette pollution, un mécanisme de dédommagement des producteurs mobilisant le principe du pollueur-payeur ne semble pas à l’ordre du jour. Deux autres sources de pollutions sont également pointées du doigt pour expliquer la pollution des sols wallons. Premièrement, l’épandage des résidus de la fusion ou du raffinage des métaux (scories), perçus à l’époque comme des « engrais légers » à valoriser. Deuxièmement, ces fameux engrais phosphatés, car – selon le Ministre – « bien que ces apports soient faibles, ils alimentent le stock de cadmium dans les sols agricoles » ». Si certains pays européens ont déjà décidé de fixer des seuils plus ambitieux que la norme européenne (60 mg de cadmium par kg d’engrais minéraux phosphatés), notre Ministre fédéral, David Clarinval, préfère attendre un rapport de la Commission européenne prévu pour le 16 juillet. Affaire à suivre.
Pesticides
« Canopea insatisfaite du vade-mecum des États généraux de la protection des cultures » (23/05/2026 – La Libre)
Initiés en octobre 2025 par la ministre wallonne de l’Agriculture, Anne-Catherine Dalcq (MR), les États généraux de la protection des cultures (EGPC) ont réuni à de nombreuses reprises différents acteurs du secteur agronomique (producteurs, transformateurs, distributeurs, chercheurs, syndicats agricoles, associations environnementales…) en vue de réduire l’usage des pesticides et de développer des alternatives concrètes pour 9 filières agricoles (pomme de terre, betterave sucrière, céréales, maraîchage, arboriculture fruitière, horticulture…).
L’objectif initial de cette mise en réseau et de ce processus participatif est d’identifier les alternatives aux pesticides au sein de ces filières ainsi que les contraintes techniques et économiques associées à chacune. Présenté le 22 mai 2026 à Gembloux, le vade-mecum (comprenez le « guide ») rédigé à l’issue de ce long travail de réflexion est composé d’une série de fiches spécifiques à chaque culture qui doivent servir d’outil d’aide à la décision pour les fermiers. Cet état des lieux va être suivi d’une analyse socio-économique des alternatives, dont les résultats sont annoncés pour cet automne. « Avec les résultats de cette analyse de faisabilité, elle [Anne-Catherine Dalcq] veut construire un plan d’accompagnement visant à soutenir les agriculteurs dans la transition. Les mécanismes d’aide actuels seront adaptés afin de créer une impulsion en faveur de l’utilisation de ces alternatives. ».
📢Malgré certaines avancées permises ou attendues dans ce long processus, on vous explique dans ce communiqué de presse, pourquoi – selon Canopea – il s’agit d’un « rendez-vous manqué »
« Cancer : des chercheurs mettent en évidence un lien entre les tumeurs colorectales chez les jeunes et un pesticide jugé sans risque » (13/05/2026 – Le Monde)
Les cancers colorectaux chez les moins de 50 ans sont en hausse depuis plusieurs années. En Belgique, il s’agit du 3ème type de cancer le plus fréquent. Jusqu’ici, ces tumeurs précoces constituaient une énigme épidémiologique. Des recherches récentes mettent en évidence un pesticide, le piclorame, comme facteur de risque potentiel. En Belgique, cet herbicide – commercialisé sous le nom commercial LaDiva – est notamment utilisé dans les cultures de Colza d’hiver4.
C’est en analysant des « marqueurs moléculaires » dans les tissus cancéreux, aussi appelés « signatures épigénétiques », que les chercheurs ont pu épingler ce pesticide spécifique parmi de nombreux facteurs de risque (tabac, alcool, obésité, pollution de l’air, pesticides, etc.). Ainsi, « les patients présentant l’empreinte épigénétique du piclorame avaient un risque accru d’être dans le groupe des cancers colorectaux avant 50 ans ».
Pour confirmer cette hypothèse, les chercheurs ont également utilisé des données américaines (USA) pour croiser les données cartographiques d’utilisation de nombreux pesticides avec les incidences locales des cancers colorectaux précoces. Le lien entre l’exposition au pesticide piclorame et le risque de contracter ce type de cancer a ainsi pu être établi.
Ce pesticide a été autorisé dans les années 60, ce sont donc essentiellement les générations de moins de 50 ans qui ont été exposées à ce pesticide via l’alimentation durant leur enfance, période déterminante pour le risque de développer par la suite certains cancers touchant les organes.
Quant au mécanisme par lequel ce pesticide augmente le risque de cancer, il s’agirait de l’altération de l’expression de notre génome. Certaines substances chimiques sont en effet capables d’allumer ou d’éteindre certains gènes, sans pour autant détériorer le matériel génétique lui-même. « Cette dérégulation des gènes peut conduire au développement de cancers » explique une spécialiste de l’Inserm, Audrey Vincent-Soetens.
Au regard de ces nouvelles connaissances, comment expliquer que ce pesticide a pu être autorisé sur le marché ? Selon la spécialiste, ce manquement des agences réglementaires vient du fait qu’ « à l’heure actuelle, le régulateur estime qu’un produit peut être cancérogène que s’il induit des mutations dans l’ADN des cellules. C’est insuffisant. »
Seuls 14 pesticides, parmi des centaines autorisés, ont pu faire l’objet d’analyse dans cette étude. Selon l’Inserm, « ces résultats ne permettent pas d’exclure que des substances, pesticides ou autres, soient également des facteurs de risque ». Une spécialiste des cancers digestifs du CNRS espère « que cette étude, très sérieuse, est le début d’une longue série de travaux susceptibles de montrer que l’exposome et en particulier l’exposition aux pesticides est un facteur qui contribue à la survenue des cancers, en particulier chez les jeunes sujets. »
À la lecture de cette découverte épidémiologique, Canopea a interrogé le SPF Santé Publique5 quant à l’utilisation de ce pesticide en Belgique. Leur réponse se veut rassurante au regard des modestes quantités utilisées : « Le seul produit contenant du picloram autorisé en Belgique est LADIVA (33629P/B) pour lequel une autorisation a été délivrée en 2024. Les déclarations de vente pour 2024 mentionnent un volume de 130 litres correspondant à 6,24 kg de substance active. Nous ne disposons pas de données plus récentes ni de répartition de ces ventes par région. » Cette dernière phrase attire cependant notre attention. Aucune donnée ne permet de savoir où ce pesticide est vendu (et donc utilisé). Même manquement au niveau de l’utilisation des pesticides. Si l’agriculteur est bien censé conserver une trace écrite des pesticides utilisés sur ses parcelles (quantité, période, localisation), aucune transparence et compilation ne sont accessibles à l’échelle régionale. Or, de telles données sont pourtant nécessaires pour mener des recherches épidémiologiques, telles que celle résumée ci-dessus. Une meilleure connaissance des éventuels risques entrainés par l’utilisation de substances chimiques impose pourtant que ces données soient complètes et accessibles…
Mais aussi…
Voici d’autres titres parus ces dernières semaines, toujours en lien avec les nombreuses thématiques de santé environnementale :
Aérien :
- « Survol de Bruxelles : dans tous les scénarios, pas beaucoup de solutions favorables aux riverains » (13/06/2026 – Le Soir)
- « Survol de Bruxelles : un nouveau rapport démontre qu’il n’y a pas de baguette magique » (03/06/2026 – RTBF)
- « L’étonnante proposition de Ryanair à la Belgique : « Jan Jambon ne comprend rien à l’aviation » » (12/06/2026 – La Libre)
- « Le secteur aérien reconnaît une vraie menace sur sa décarbonation » (08/06/2026 – Le Soir)
Alimentation :
- « « Il ne manque qu’une décision politique”: des dizaines d’ONG pressent Vandenbroucke d’arrêter la promotion de la malbouffe » (04/06/2026 – 7 sur 7)
Bruit
- « Plongée au cœur des rodéos urbains : « La société nous voit comme des criminels »» (09/05/2026 – La Libre)
- « QR : y a-t-il des contrôles de pollution sonore dans les villes ? » (19/06/2026 – RTBF)
- « Un Wallon sur cinq est victime du bruit de la route en Wallonie : notre enquête sur cette pollution sonore souvent sous-estimée » (22/05/2026 – RTBF)
Qualité de l’air
- « Encore rares, les rues scolaires séduisent de plus en plus de parents » (22/05/2026 – Le Soir)
- « Les hospitalisations pour asthme augmentent : « L’impact de la pollution de l’air est là sur toutes les maladies respiratoires »» (05/05/2026 – L’Avenir)
- « Les motos débridées, et super polluantes, de KTM » (26/05/2026 – Le Monde) / Vidéo disponible sur Youtube: « Affaire KTM : comment une marque de moto contourne massivement les normes anti-pollution »
Mobilité :
- « L’électrique fait (enfin) baisser les émissions belges » (20/05/2026 – L’Avenir)
- « LEZ de Bruxelles : le PS propose d’immuniser à 100% les bénéficiaires de l’intervention majorée, Groen s’y oppose » (11/06/2026 – L’Echo)
Dérèglement climatique :
- « L’été 2026, comme un zakouski de 2040» (25/06/2026 – Le Soir)
- « Des records de chaleur attendus les cinq prochaines années » (28/05/2026 – Euro News)
- « La climatisation, péché écologique ou nécessité contre la chaleur ? », (25/06/2026 – L’Echo)
- « Le message des gouvernements aux Belges écrasés par la chaleur : « Débrouillez-vous » (24/06/2026 – Le Soir)
- « « Bruxelles se transforme en cocotte-minute »: face à la canicule, les villes proposent des « refuges climatiques »» (25/06/2026 – La Libre)
- « Canicules et crises climatiques : « Il faut éviter de dire que la seule réponse, c’est que les travailleurs doivent s’adapter » » » (25/06/2026 – La Libre)
Maladies vectorielles :
- « Cleo Bertelsmeier, biologiste : « Les espèces animales commercialisées ont plus de risques de partager un pathogène avec l’humain » (09/05/2026 – Le Monde)
Pesticides :
- « Protection des zones de captage d’eau : le gouvernement wallon fixe le cap » (28/05/2026 – Le Soir / « Pesticides et zones de captage d’eau potable : le gouvernement s’accorde pour poursuivre les discussions, mais pas d’actions avant 2028-2032 » (28/05/2026 – L’Avenir)
- « Fronde contre l’arrivée du premier pesticide génétique » (18/05/2026 – Le Soir) / « Craintes autour de l’arrivée du premier pesticide génétique dans les champs » (18/05/2026 – Le Soir)
- « Le Calantha, premier pesticide à ARN interférent autorisé en Europe, attaqué devant la justice belge» (21/05/2026 – Le Monde)
- « Contrôle des pesticides : Foodwatch appelle l’UE à agir contre les substances interdites dans les aliments importés » (19/05/2026 – RTBF)
- « Monsanto : la Cour suprême américaine bloque la voie à des dizaines de milliers de plaintes contre Bayer » (25/06/2026 – La Libre)
- « Pesticides : la Belgique en pointe contre les autorisations à durée illimitée » (11/06/2026 – Le Soir)
- « L’État français reconnaît sa responsabilité dans un scandale sanitaire (Chlordécone) » (03/06/2026 – La Libre)
Réglementation :
- « Les États européens doivent adopter une convention autonome consacrant le droit à un environnement sain » (06/05/2026 – Le Monde)
- « Le 17 juin, l’Europe pourrait donner le feu vert aux nouvelles techniques génomiques qui permettent de modifier l’ADN des plantes » (12/06/2026 – L’Avenir)
- Carte blanche :« La Wallonie n’a plus les moyens de ne pas appliquer le principe du pollueur-payeur » (02/05/2026 – L’Echo)
Substances chimiques :
- « PFAS : quatre rapporteurs de l’ONU interpellent le gouvernement sur des « violations présumées des droits humains », dans la « vallée de la chimie », au sud de Lyon » (12/05/2026 – Le Monde)
- « TotalEnergies échappe au principe du pollueur-payeur » (20/06/2026 – Le Vif)
- « Qualité de l’eau : un commissaire chargé de sortir la Flandre de l’impasse » (11/06/2026 – La Libre)
- « La Flandre trouve un accord sur le sensible dossier de l’eau potable » (05/05/2026 – La Libre)
- « Les coûts de dépollution des PFAS en Belgique estimés à 6,2 milliards d’euros par an, pendant 20 ans » (04/05/2026 – L’Avenir)
- « Une enquête édifiante sur notre dépendance aux engrais et leurs dommages sur les populations (29/05/2026 – Le Monde)
- Une étude démontre la présence de polluants éternels dans l’air du Grand Est : » Ce sont des niveaux faibles mais on ne connaît pas encore toutes les conséquences » (13/06/2026 – France 3)
- Mutualités Libres, position paper on PFAS pollution (5 Jun. 2026)
Recherche :
- « Pour connaître toutes les substances qui nous imprègnent, un réseau européen de laboratoires recense la pollution chimique du corps humain» (02/05/2026 – Le Monde)
- « Le monde risque de perdre la mémoire des catastrophes : des scientifiques internationaux alertent » (26/05/2026 – UCLouvain)
- « Les maladies cardiovasculaires sont 57 % plus fréquentes dans les quartiers précarisés » (29/05/2026 – RTBF)
- « Cartographier les cancers pour comprendre le rôle de la pollution » (28/06/2026 – Le Soir)
Ondes électromagnétiques :
- « Boucle du Hainaut : le baroud d’honneur des bourgmestres » (22/05/2026 – Le Soir)
Divers :
- « Cancer backlash : l’idéologie qui efface la pollution » (mai-juillet 2026, L’écologiste Dossier 63)
- « Plastique : les supermarchés toujours dépendants aux emballages, avec des formats de plus en plus petits et des sachets individualisés » (05/05/2026 – Le Monde)
- « L’inquiétant usage du plastique et du bioplastique en agriculture » (07/05/2026 – La Libre, presse écrite)
- « Penser la santé humaine hors de la santé environnementale et animale est une aberration » (16/06/2026 – La Libre)
- « Tabac : le gouvernement choisit de reculer » (07/05/2026 – La Libre)
Crédit image illustration : Adobe Stock
- Institut Paul Scherrer PSI, « Pollution due aux avions » ↩︎
- pour Enregistrement, Évaluation, Autorisation et Restriction des substances chimiques ↩︎
- Pour en savoir plus sur cet enjeu, retrouvez ici l’analyse dédiée de Canopea : https://www.canopea.be/le-facteur-devaluation-des-melanges-maf/ ↩︎
- COLZA D’HIVER : Liste complète des herbicides autorisés en Belgique ↩︎
- Administration en charge de l’évaluation, l’autorisation de mise sur le marché, le contrôle et la surveillance des pesticides ↩︎
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