Après un processus de deux ans impliquant une modification de la Convention de Berne, le Conseil de l’Union européenne a, pour la première fois, approuvé en juin 2025 un amendement à la Directive Habitats afin de déclasser le statut de protection du loup (Canis lupus) de « strictement protégé » à « protégé ».
Un choix politique plus que scientifique
En 2022, la Suisse avait déjà introduit une demande pour affaiblir le statut du loup au sein de la Convention de Berne. À l’époque, l’Union européenne s’y était opposée, estimant que ce déclassement fragiliserait les populations de loups. Deux ans plus tard, l’UE retourne sa veste et décide finalement d’entamer un processus de déclassement du loup ! Les arguments principaux sont l’augmentation des attaques sur le bétail et le risque sur la sécurité des humains. Or, le nombre d’attaques sur le bétail n’avait pas significativement augmenté1, et le risque d’une attaque sur un humain a toujours été évalué comme étant « extrêmement faible ».
De nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer ce processus, tant de la part de scientifiques, que des associations naturalistes et de la société civile. Les critiques les plus vives se portèrent essentiellement sur le manque de prise en compte des données scientifiques dans le processus de décision. En effet, la Large Carnivores Initiative for Europe (LCIE), groupe de travail pour la Commission européenne, estimait que déclasser le loup était prématuré. Bien que les populations européennes soient globalement en croissance2, cette dynamique est considérée comme étant encore trop fragile. De plus, la LCIE est très claire : un déclassement ne peut pas avoir comme résultante une diminution de la taille d’une population, son recul géographique ou la perte de connectivité entre les populations. Ce qui est loin d’être garanti, nous le verrons plus loin.
C’est donc effectivement bien un choix politique, qui n’est pas validé par les données scientifiques actuelles, ce qui est regrettable dans une décision qui impacte la protection d’une espèce. Ce n’est pas le déclassement en soi qui pose un problème, mais bien la façon d’opérer, qui pourrait créer un précédent pour d’autres espèces et habitats. Il semble également que le loup aurait été « sacrifié » afin de ne pas toucher aux autres espèces protégées de la Directive Habitats (à ce moment-là en tout cas).
Quelles implications de changement de statut ?
Le déclassement implique que le loup passe de l’Annexe IV à l’Annexe V de la Directive Habitat, rejoignant le chacal doré notamment. L’Annexe IV interdit explicitement les tirs, sauf exception dûment motivée par l’État membre demandeur. Alors que l’Annexe V donne plus de flexibilité à chaque État membre dans la gestion de leurs populations lupines. Ce changement de statut allège considérablement les procédures administratives pour justifier une régulation auprès de l’UE, mais maintient des obligations importantes en matière de protection des espèces. Cela veut dire que les tirs létaux sont permis en principe, tant que l’on peut démontrer qu’ils sont compatibles avec le maintien d’un état de conservation favorable (ECF).
L’état de conservation est défini dans la Directive Habitat comme étant « l’effet de l’ensemble des influences qui, agissant sur l’espèce, peuvent affecter à long terme la répartition et l’importance de ses populations ». Il est considéré comme favorable quand les données scientifiques attestent que l’espèce peut se maintenir sur le long terme comme un élément viable de l’habitat naturel, que sa distribution naturelle n’est pas (ou ne sera pas) réduite, et qu’il y a un habitat suffisamment étendu pour permettre le maintien sur le long terme.
L’atteinte de l’ECF est non seulement un objectif central de la Directive Habitat en matière de protection de la nature. Mais il joue aussi un rôle déterminant au niveau de la législation pour la protection des espèces de la Directive Habitat.
Cependant, son opérationnalisation est peu précisée, rendant son application difficile. Par exemple, aucune méthodologie n’est définie, ni l’échelle géographique à laquelle l’appliquer. Les États membres ont donc évalué différemment cet ECF.
La Cour de Justice européenne (CJUE) a récemment rendu plusieurs jugements concernant la protection du loup au sein de trois États membres, qui permettent de préciser certains aspects de son opérationnalisation. Ils ont été récemment analysés dans un article d’Arie Trouwborst.
Pour atteindre l’ECF, l’espèce ne doit pas seulement être démographiquement viable en tant qu’entité isolée. La dynamique et la stabilité sociale de l’espèce doivent être assurées sur le long terme. Mais également être une composante viable de l’écosystème tel que défini dans la Directive Habitats. Ce qui signifie que l’espèce doit jouer pleinement son rôle écologique fonctionnel et donc être présente à un certain niveau de population, une densité et une distribution géographique qui lui permettent de remplir ce rôle. Ceci implique que toutes les zones favorables pour le loup, en particulier là où il y a assez de proies sauvages, doivent pouvoir être identifiées. Par exemple, aux Pays-Bas, une modélisation de l’habitat estime qu’il pourrait y avoir entre 23 et 56 meutes. Pour la Wallonie, une analyse réalisée dans le cadre du Plan Loup estime qu’il pourrait y avoir 200 loups. Ceci implique alors que si les tirs sont autorisés, ils ne peuvent être effectués qu’en dehors de ces zones identifiées.
De plus, c’est bien un concept écologique. Les facteurs économiques, sociaux ou culturels, tels que le niveau d’acceptation sociale ou la prévention de dégâts aux troupeaux, ne peuvent pas être utilisés pour fixer le seuil de l’ECF. Seules les considérations écologiques sont recevables.
Ce statut est également indépendant de l’Annexe dans laquelle est listée une espèce. Donc, le fait qu’une espèce soit en Annexe V ne signifie pas qu’elles sont dans un état de conservation favorable. D’ailleurs la plupart des populations européennes n’atteignent toujours cet ECF.
Quelle que soit l’Annexe, le principe de précaution prévaut toujours (selon le principe juridique « in dubia pro natura »). Si le monitoring au sein d’un État membre n’est pas adéquatement réalisé ou s’il subsiste des incertitudes sur l’impact des tirs, ceux-ci ne peuvent être autorisés. L’interdiction des tirs reste donc bien une nécessité pour l’atteinte de l’ECF, les autoriser alors que celui-ci n’est pas encore atteint sera problématique. Ils peuvent être autorisés exceptionnellement si le tir s’avère neutre, c’est-à-dire qu’il n’aggravera pas le statut de conservation.
Sur la question de l’échelle géographique, ce statut doit être atteint aussi bien à une échelle locale que nationale. Pour ce qui concerne les populations qui s’étendent sur plusieurs pays, le statut de conservation doit être évalué pour chaque État membre indépendamment de l’étendue de l’ensemble de la population. De plus, si une meute est à cheval sur deux pays, il ne peut pas y avoir de tir si l’état de conservation est défavorable dans le pays voisin, même s’il est atteint dans le pays concerné. Ce critère est cependant plus souple dans le cas de plus petits pays, où le nombre minimum de loups ne sera jamais atteint compte tenu de la superficie du dit pays. En effet, une analyse du Musée National de l’Histoire Naturelle (France) qui date de 2017 estime une taille effective (c’est-à-dire les individus potentiellement reproducteurs) d’au minimum 500 individus pour une population viable sur le long terme, taille qui a été ré-évaluée récemment à 1000-5000 individus.
Malgré ces précisions bien utiles, il reste encore des éléments qui devront être mieux définis, notamment : comment évaluer quand la fonctionnalité écologique est atteinte ? Ces avancées juridiques témoignent d’un changement de paradigme en matière de protection de la nature : « Il ne s’agit plus uniquement de sauver les espèces de l’extinction, mais bien de prendre en compte écologiquement et juridiquement le rôle qu’elles jouent dans les écosystèmes afin que ceux-ci redeviennent fonctionnels et résilients. »
Petit tour d’horizon (non exhaustif) des adaptations de la gestion du loup en Europe
À la suite de ces modifications législatives, les États membres ont jusqu’au mois de juin 2027 pour modifier leur législation. Plusieurs l’ont déjà fait ou sont en train d’adapter les possibilités de tirer des loups. Dans la pratique, cette modification permet de réduire les charges administratives pour tirer plus facilement le loup.
En France, par suite du déclassement du loup, deux arrêtés ont été publiés en février 2026. Le premier changement est une simplification au niveau de la charge administrative pour les tirs de défense simples (TDS). À partir du 1er avril 2026, le TDS est uniquement déclaratif, c’est-à-dire qu’il n’y a plus rien à justifier, juste déclarer le tir une fois effectué. De plus, les TDS et tirs de défense renforcés (TDR) pourront être effectués même si le troupeau n’est pas protégé. Cependant, l’éleveur qui aura bénéficié du tir devra s’engager à protéger son troupeau dans l’année qui suit.
Le deuxième changement est l’augmentation du plafond (qui s’apparente plus en réalité à un quota) du nombre de loups pouvant être tirés. Il passerait de 19% à 21% (soit 227 loups en 2026), voire 23% si nécessaire (248 loups). Certains demandent même de relever le quota à 30%. Le CNRS a pourtant alerté que si le taux de 19% était maintenu, le risque du déclin de la population en serait accentué. Avec un taux à 21%, la population pourrait décliner de 61%.
En Allemagne (population : 1600 individus en 2023-2024), un projet de loi incluant le loup dans la loi fédérale sur la chasse vient de passer une première étape au Bundestag, en étant voté par les partis de centre droit et l’extrême droite (AfD) à la Chambre basse. Le vote au Bundesrat se tiendra fin de ce mois. Cette modification ouvre la possibilité pour les différents Land de tirer des loups « problématiques » et de réguler les populations de loups sous certaines conditions. Il est proposé, notamment, l’autorisation de tir létal de tout individu se situant dans un rayon de 20km d’un endroit où une attaque sur bétail a eu lieu.
En Espagne, alors qu’elle avait été interdite en 2021, la chasse du loup3 a été réautorisée en mars 2025. Ce changement s’est fait en dernière minute sous la forme d’un amendement dans un décret concernant le gaspillage de nourriture… ! Cependant, le 12 février, la Cour Suprême a défini des limites à la chasse, les tirs ne pouvant être pratiqués qu’en dernier recours, quand tous les moyens de protection non létaux ont été mis en place sans succès. Le tir doit donc rester une exception, pas une routine, et doit être sélectif et non être réalisé de manière indiscriminée. Elle souligne de plus que toutes les populations espagnoles du loup sont sur la liste des espèces sous protection spéciale (LESRPE), ce qui constitue le plus haut niveau de protection pour une espèce. Une vérification du statut du loup dans chaque région doit être réalisée avant toute autorisation et avant de définir un nombre de loups pouvant être tiré.
En Finlande (population : 430-550 individus en 2024, avec une croissance récente de 46%). Avec le changement de statut au sein de la Directive Habitat, la Finlande a modifié la législation nationale afin de pouvoir chasser le loup. La période de chasse était ouverte pour la première fois du 1er janvier 2026 au 10 février, avec un quota de 100 loups (en 2025, dérogations octroyées pour 60-80 loups). À ce jour, 86 loups auraient été tirés (dont 50 individus dès le premier we de janvier !). La Finlande estime qu’une population de 273 loups est suffisante pour atteindre le FCS, alors que les instituts de recherche finlandais l’estiment à un minimum de 525 loups.
En Finlande, le lobby de la chasse fut très efficace. La couverture médiatique fut très négative avec 95% des reportages présentant le loup sous un jour négatif. Cela alors que 65% des Finlandais étaient contre la chasse.
La Suède (population : 355-375 individus en 2025) planifiait de supprimer la moitié de sa population, avec la modification du seuil pour le statut de conservation favorable, passant du nombre actuel fixé à 300 individus à 170 individus. Ce projet de loi a été recalé par la Cour de Justice suédoise, mobilisée par deux ONG environnementales. Depuis 2011, le pays était également en litige avec l’Union européenne sur sa gestion du loup, autorisant un nombre trop élevé de loups pouvant être tirés. Le statut de protection ayant été abaissé, l’UE a dû clore le dossier. Elle a cependant émis des critiques sur la révision du seuil estimé pour atteindre un statut de conservation favorable, celui-ci ne reposant sur aucune base scientifique solide pour assurer la pérennité de l’espèce en Suède. Elle demande que la Suède révise sa copie le plus rapidement possible sans qu’une date limite soit réellement fixée.
L’espèce était considérée éteinte en Suède dans les années 1960s puis a fait son retour depuis les populations russes et finlandaises dans les années 1980s. C’est une des plus petites et des plus vulnérables populations européennes, qui a subi un déclin de 20% depuis 2022.
La Suisse, bien que hors UE, applique également la Convention de Berne. Après une politique de protection forte de l’espèce, le pays a basculé depuis 2023 dans une gestion « préventive » par les tirs létaux, donc avant que les dégâts ne soient produits. Certains cantons tentent d’éliminer des meutes entières, et ce, jusque dans les zones protégées. En 2025, ce sont 89 loups qui ont ainsi été tirés, soit un tiers de l’effectif national ! Malgré ces tirs, il semble que la population continue de croître, passant de 35 meutes en 2024 à 40 meutes en 2025. À l’échelle nationale, bien que le nombre de loups augmente, le nombre d’attaques reste relativement stable ou en diminution, une dynamique amorcée avant la mise en œuvre des tirs préventifs.
Les budgets octroyés sont également très critiqués, avec 200.000 Francs dépensés par le Canton du Tessin pour tirer 6 loups en 2025-2026. Cette somme correspond au coût des heures des gardes-chasse de l’État, soit 2000 heures de terrain.
Dans le Valais, lors de la première campagne de régulation proactive, ce sont 88.000 francs, soit deux fois le montant pour les indemnisations aux éleveurs pour 23 moutons tués en moins en 2025 (n=318) par rapport à 2024 (n=341)4. Sans compter que la plupart des meutes visées par un abattage total sont toujours présentes, voire pour certaines se sont reproduites. Pour un territoire où une meute a été régulée, un couple était déjà observé un mois plus tard.
Les tirs sont-ils efficaces pour réduire les attaques sur le bétail ?
La régulation des populations de loups par les tirs létaux est régulièrement mise en avant comme la solution miracle pour faire baisser les attaques sur le bétail, en particulier par les politiciens du centre droit, populistes ou d’extrême droite. Or les bases scientifiques dont on dispose sur le sujet sont encore maigres et peu concluantes, et la relation “tir = moins de loups = moins de dégâts” est loin d’être évidente. En France, une analyse statistique solide sur les tirs effectués entre 2011 et 2020, a permis de montrer que les tirs effectués dans des foyers d’attaques ont globalement contribué à réduire l’intensité des attaques sur les troupeaux, juste après le tir. Mais l’effet n’est significatif qu’à une échelle locale (c’est-à-dire à l’échelle des alpages où ont été tirés les individus) et de manière mineure. De plus, la mortalité et l’instabilité des meutes causées par les tirs sont compensées par des loups qui dispersent moins et moins loin, et s’établissent plus rapidement. Cette étude met surtout en évidence que les tirs peuvent être efficaces, surtout dans un contexte local donné, qui est donc très variable d’une région à l’autre.
Aux USA, les effets à la même échelle locale sont en revanche non significatifs et les tirs profiteraient surtout à une petite minorité d’éleveurs, déplaçant la prédation ailleurs et exposant leurs voisins aux attaques.
La question de l’efficacité des tirs sur la réduction des attaques n’est donc pas si évidente qu’elle pourrait en avoir l’air. Elle dépend notamment de quel(s) individu(s) sont tirés. Si c’est un individu au sein de la meute qui n’attaque pas ou peu, il n’y aura aucun effet. Or, on le voit en Suisse, réussir à tirer précisément l’individu problématique est loin d’être facile.
La facilité de mise en œuvre des tirs dépend aussi du paysage local. Le tir n’est pas évident dans des milieux plus fermés. Sur le Plateau de Millevaches, il a fallu 18 mois et 400 heures d’affût à la Bridage Loup pour tirer le premier loup à rester dans cette région. Un an plus tard, un couple s’installait au même endroit. C’est le mâle qui attaquait les troupeaux, alors que la femelle qui l’accompagnait n’a jamais été vue en phase d’attaque. Ce mâle a été tiré, mais seulement blessé. Quelques jours plus tard, il recommençait à attaquer, mais de manière plus discrète. C’est la même configuration dans le Massif central, sur le Causse Méjean par exemple, où certaines zones pâturées par les troupeaux de moutons sont dominées par le buis et le genévrier.
Qu’en pensent les Européens ?
Une étude s’est récemment penchée sur le soutien de la société civile sur le retour des grands carnivores en Europe, ce facteur étant une composante importante du succès. Contrairement aux discours politiques de droites conservatrices (dont le PPE), les Européens sont globalement favorables au retour des grands carnivores, même dans les pays où la prédation sur le bétail est importante, comme en France. En revanche, ils souhaitent que les populations ne soient pas en constante augmentation et restent plutôt stables (sauf en Espagne et au Portugal). Ils s’opposent à leur chasse, surtout dans le sud de l’Europe (Portugal et Italie), les Scandinaves et les Baltes y étant plus favorables. On décèle cependant une tolérance pour des interventions ciblées sur des individus plus problématiques (plutôt qu’une régulation de la population). D’autres facteurs rentrent en ligne de compte : les hommes et les personnes âgées se montrent globalement plus favorables à la chasse des grands carnivores (à l’exception de la Grèce et de la Suède, pour le facteur de l’âge, où c’est l’inverse). Aussi, un tiers de sondés ont un avis neutre sur la question des grands carnivores. Contrairement à d’autres études, il n’y a pas d’effet de l’affiliation politique.
Cette étude bat également en brèche la question de la polarisation urbains-ruraux. Elle montre aussi une déconnexion de la population européenne avec la réalité de terrain et une contradiction dans les réponses (à l’exception des pays scandinaves) : vouloir maintenir une population stable implique de devoir tirer des loups. C’est cette incompatibilité même qui est source de tension, car, quelle que soit la politique menée, elle ne satisfera jamais l’ensemble des aspirations des Européens sur la question des grands carnivores.
Un autre fait mis en lumière est que la majorité des répondants ne contacteraient pas les politiques pour se mobiliser en (dé)faveur des grands carnivores. C’est un donc un sujet de peu d’importance en termes de mobilisation. Ce qui laisse tout le champ libre pour les lobbys conservateurs.
Conclusion
Bien que la Ministre Dalcq souhaite renforcer les moyens de protection et ait rappelé à plusieurs reprises que le loup resterait bien une espèce strictement protégée en Wallonie, elle a tout de même précisé récemment que la Commission européenne sera sollicitée sur cette question par les pays du Benelux.
Plus largement, profitant du processus de déclassement du loup, d’intenses pressions ont eu lieu pour amender d’autres dispositions de la Directive Habitats afin d’affaiblir sa portée générale. Ce ne fut pas le cas cette fois, mais c’est toujours un objectif du PPE. Des attaques pour détricoter les Directives Habitats et Oiseaux sont donc à craindre dans un futur proche, avec l’annonce d’un « stress-test » réalisé en 2026. Des tables-rondes sur l’implémentation notamment de ces deux Directives ont déjà été menées en février par les Commissaires européens à l’Agriculture et pour l’Environnement. Une inquiétante habitude qui semble s’instituer est de ne plus inviter les ONGs environnementales à ces discussions. Ce qui a été dénoncé par l’European Environment Bureau (EEB) et certains parlementaires européens (Renew, Green/EFA, S&D et EPP) sont intervenus pour demander d’ouvrir urgemment le dialogue aux représentants de la société civile.
Bref, nous ne sommes pas encore sortis de l’ornière en matière de « simplification » où c’est encore et toujours l’environnement et la nature qui trinquent !
Crédit image illustration : Adobe Stock
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- Kaczensky, P., N. Ranc, J. Hatlauf, and J. C. Payne, et al. 2024. Report to the European Commission Under Contract “Support for Coexistence with Large Carnivores”, “B.4 Update of the distribution maps. ” IUCN/SSC Large Carnivore Initiative for Europe (LCIE) and Istituto di Ecologia Applicata (IEA). ↩︎
- Augmentation globale des effectifs de +58% depuis 2012, avec une estimation de 23.000 individus ↩︎
- Au nord du fleuve Douro, l’espèce étant toujours strictement protégée au sud ↩︎
- Source : Groupe Loup Suisse ↩︎
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