Ryanair souhaite co-organiser un trail durable avec Canopea !

  • Auteur/autrice de la publication :
  • Post category:Société
  • Temps de lecture :3 mins read
You are currently viewing Ryanair souhaite co-organiser un trail durable avec Canopea !

Ayant eu vent du souhait de Canopea de relancer son Trail du Second Souffle, le patron de Ryanair, Michael O’Leary, a proposé une collaboration à ce qui deviendrait, selon son souhait et son appréciation, le premier trail réellement durable de Wallonie, accessible à un prix défiant toutes concurrences : 1 euro le dossard1 ! L’invitation est pour le moins (d)étonnante et Canopea souhaite, dans un souci de totale transparence, rendre la chose publique.

Soucieux de casser « cette évidence qui voudraient que le transport aérien et les préoccupations environnementales soient inconciliables » (toutes les traductions sont de Canopea), et fort de son « amour pour la Wallonie qui l’a accueilli sans la moindre réserve » l’homme fort du transport aérien low cost souhaite organiser le RyanCanoTrail (le nom est de son cru), LE trail « écosocial » par excellence.

« Cette manifestation de sensibilisation aux enjeux climatiques et au développement durable, qui aura assurément une ampleur inédite, s’inscrit également dans le souci d’un rayonnement international de la Wallonie, à l’instar du Grand prix de Francorchamps, l’autre événement sportif (nettement moins accessible financièrement) durable wallon », précise-t-il dans sa missive adressée à Pauline Modrie, Directrice de Canopea. De la publicité savamment disposée dans tous les aéroports desservis par Ryanair permettrait à des athlètes de toute l’Europe, voire plus, de faire un saut jusqu’en Wallonie, « terre d’accueil » !

L’épreuve phare, les « 100 bornes de Wallonie », reliera les fleurons aéroportuaires – « bientôt zéro carbone » – des deux capitales wallonnes, Charleroi et Liège. Ryanair mettra ses avions à disposition pour ramener les participants depuis l’arrivée à Liège-airport jusque Charleroi et « s’engage à développer une culture de sapins de Noël en compensation carbone de ces sauts de puce », « preuve s’il en est de ma conscience environnementale », souligne l’impétueux patron. Soucieuse de ne pas voler à vide dans le sens Charleroi/Bierset, la compagnie invitera les accompagnants des participant·es à emprunter l’avion2.

Monsieur O’Leary tient à préciser (nous devons encore vérifier l’étonnante information) que « le personnel belge de la compagnie et leur syndicat ont accepté de prester gratuitement les heures effectuées durant le trail en remerciement de sa gestion des ressources humaines hautement progressiste ». Et qu’il n’hésiterait pas, par ailleurs, à engager sous pavillon irlandais l’ensemble du personnel de Canopea s’il s’avérait que ses subsides subissent une coupe importante.

Il invitera les participants à venir en voiture – le covoiturage serait accepté « of course »- et de profiter du parking de 8.000 places de l’aéroport3.

🐟 Canopea a décliné l’offre de monsieur O’Leary « pour préserver le caractère associatif et militant » de son Trail du Second Souffle (et pour un tas d’autres raisons que la fédération peut expliquer, sans tabou, à la demande).


Conditions générales de vente

  1. Dossard, 1 euro
    Pour des raisons évidentes de sécurité, du personnel sera disposé aux endroits dangereux : 20 euros/participant.
    Pour disposer d’une puce (obligatoire pour prendre le départ) : 20 euros.
    Il y aura un ravitaillement tous les 20 km.  Gobelets réutilisables : 15 euros, eau : 5 euros (12cl), boissons isotoniques : 10 euros (10cl), bananes : 8 euros la demie (non épluchée), fruits secs : 20 euros la portion (50gr), cacahuètes salées : 20 euros la portion.
    Les participant·es ne peuvent pas venir avec leur propre ravitaillement.
    Monsieur O’Leary suggère par ailleurs que toute personne chaussant plus de 45 et pesant plus de 90 kg paie 10 euros supplémentaires (pour compenser le tassement lors des passages en forêt). Il reste cependant prudent sur ce point, vu l’abandon à son grand regret, de la taxe « anti-gros » en 2009.   ↩︎
  2. 80 euros/personnes pour le vol.
    0,01% des recettes serait reversé intégralement à Canopea.
    Sacs des accompagnants : 10 euros. Pique-nique strictement interdit. ↩︎
  3. Parking : 35 euros la journée
    Enfin, vu les arrivées tardives de concurrent·es plus lent·es, il y aura des vols de nuit à Charleroi. Cette expérience permettra aux riverain·es de déjà s’habituer à ce qui leur arrivera un jour.
    ↩︎

Crédit image illustration : Adobe Stock

Aidez-nous à protéger l’environnement,
faites un don !

Canopea

L'environnement en réseau