Santé : le système devenu pathologique des activités commerciales

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En 2023, la revue médicale The Lancet a publié une série de trois études fondatrices sur les « déterminants commerciaux de la santé » (Commercial Determinants of Health, CDOH). Leur verdict – qui n’est pas neuf, mais a rarement été démontré de manière aussi systématique et aussi exhaustive – est sans appel : les activités commerciales nuisent à la santé. C’est particulièrement vrai pour les multinationales des secteurs « traditionnels » (tabac, alcool, agro-alimentaire, énergies fossiles, chimie), mais pas que… Cet état de fait est, analyse l’étude, le résultat du développement toujours plus important d’un système devenu pathologique, dans lequel les acteurs commerciaux maximisent leurs profits en transférant les coûts sanitaires, sociaux et environnementaux à la collectivité. Nous allons résumer ici le contenu de la première étude qui consiste essentiellement à décrire par le menu ce système1. Cette étude est vraiment une synthèse remarquable sur ce sujet complexe.

Je ne peux résister, avant de me lancer dans l’étude dudit système pathologique à mentionner une autre étude, très récente, sur la présence de composés chimiques dans nos océans.  

Pollution chimique dans les océans : l’empreinte indélébile de l’industrie2

Une étude internationale publiée le 16 mars 2026 dans Nature Geoscience dresse un constat alarmant : les composés chimiques issus des activités humaines sont désormais omniprésents dans les mers et océans du monde entier. Analysant 2 315 échantillons prélevés dans une vingtaine de sites à travers les océans Pacifique, Atlantique Nord et Indien, les chercheurs ont identifié 248 substances d’origine anthropique, représentant en médiane 2% de la matière organique dissoute — proportion jugée « loin d’être négligeable ».

Les secteurs agricole, pharmaceutique et industriel sont directement mis en cause. Parmi les polluants détectés figurent des pesticides (DEET, icaridine), des additifs plastiques (phtalates), des filtres UV cosmétiques, des tensioactifs, ainsi qu’une large gamme de résidus médicamenteux — bêtabloquants, antidépresseurs, chloroquine. Ces substances parviennent aux océans, notamment via les stations d’épuration, incapables d’éliminer la plupart des composés organiques.

La situation est particulièrement critique dans les zones côtières, où la part de contaminants d’origine humaine atteint 20% en médiane et jusqu’à 63% dans les cas extrêmes. Or, loin de se résorber, la pollution devrait s’aggraver considérablement : le nombre de substances chimiques produites augmentera de 500 à 600% entre 2000 et 2050, soit dix fois plus vite que la croissance démographique mondiale (+60%).

Face à ce danger croissant, les experts soulignent le paradoxe économique central : « l’industrie continue à produire des quantités considérables de ces matériaux, qui font partie de l’économie », même si leurs impacts toxiques — perturbateurs endocriniens, cancérigènes, neurotoxiques — sont de plus en plus documentés. La régulation se heurte en outre à une stratégie d’esquive industrielle : dès qu’une substance est interdite, les fabricants la remplacent par d’autres molécules non encore réglementées, entretenant une véritable « course-poursuite » avec la science et le droit.

Et voici donc la présentation de l’étude du Lancet. Elle est très « bullet point » : 4 principes, un système à 6 niveaux, 7 catégories de pratiques et 3 mécanismes avant de passer aux propositions et à un exemple concret.

Un système devenu pathologique

Anna B. Gilmore, autrice principale de cette première étude et 20 co-auteurs issus d’universités et institutions du monde entier, définit, de manière simple, les déterminants commerciaux de la santé comme « les systèmes, pratiques et voies par lesquels les acteurs commerciaux influencent la santé et l’équité ».

Quatre principes directeurs sous-tendent cette définition :

  1. Inclusivité : elle couvre toutes les entités commerciales (des petits commerçants aux transnationales) et le terme « acteurs » indique que les entreprises n’agissent jamais seules, mais avec des alliés (think tanks, groupes d’intérêt), voire avec la complicité de gouvernements.
  2. Complexité systémique : elle va au-delà des seuls produits nocifs pour reconnaître la multiplicité des voies (politiques, économiques, sociales) par lesquelles le commerce affecte la santé.
  3. Neutralité : elle admet les contributions positives et négatives, et le potentiel de changement.
  4. Santé et équité : elle couvre la santé humaine et planétaire (interdépendantes) et met délibérément l’accent sur l’équité, car le secteur commercial joue un rôle important, mais souvent négligé, dans les inégalités sociales et sanitaires entre et au sein des pays.

Un système à six niveaux

Les auteurs montrent qu’avec le virage vers le « fondamentalisme de marché » et la montée en puissance des grandes entreprises, nous avons basculé dans un « système pathologique » où ces acteurs peuvent causer des dommages massifs tout en externalisant méthodiquement les coûts vers les individus, les États et la société civile.

La première partie de l’article développe ce modèle à six niveaux qui illustre donc comment les acteurs commerciaux influencent la santé, depuis les facteurs les plus structurels (couche externe) jusqu’aux plus individuels (centre). La figure ci-dessous schématise ces 6 niveaux (le demi-cercle, en bas).

Source : The Lancet

Niveau 1 — Système politique et économique

Le néolibéralisme, dominant depuis la fin des années 1970, a profondément restructuré l’économie mondiale selon plusieurs axes :

  • Le PIB comme indicateur exclusif a encouragé une croissance non soutenable avec des effets négatifs sur la santé et l’environnement, ignorant que les deux sont des prérequis au développement économique.
  • La dérégulation, si elle peut stimuler l’entrepreneuriat, a conduit à la suppression ou l’affaiblissement de réglementations dans de nombreux domaines et instauré une « course vers le bas » en matière de normes réglementaires.
  • La financiarisation — l’accumulation de profits par les canaux financiers plutôt que par la production — a accru la volatilité économique, précipité des crises bancaires répétées, augmenté la dette et étouffé la croissance. Parmi les pratiques les plus dommageables : la spéculation sur les denrées alimentaires de base provoquant des famines, et la titrisation des prêts hypothécaires à l’origine de la crise de 2008.
  • La libéralisation du commerce et de l’investissement a réduit les barrières, mais quand le produit est nocif, cela augmente quasi inévitablement les dommages.
  • La privatisation a conduit les entreprises à s’engager dans la fourniture de services essentiels (éducation, santé, eau, logement). Il y a peu de preuves que la privatisation améliore la qualité ou réduit les coûts ; au contraire, elle entraîne souvent des hausses de prix et une restriction de l’accès, notamment pour les plus défavorisés.

Les auteurs soulignent que les grandes entreprises elles-mêmes ont joué un rôle majeur dans la promotion du néolibéralisme, en finançant des think tanks (Institute of Economic Affairs, Reason Foundation, Atlas Network), des écoles de commerce dans des universités prestigieuses, et des organisations influentes (Forum économique mondial, Chambre de commerce internationale). Le FMI et la Banque mondiale sont devenus des « centres de propagation et d’application » de l’orthodoxie néolibérale.

Niveau 2 — Approches réglementaires et politiques en amont

Trois formes de règles procédurales, promues par les entreprises, rendent systématiquement plus difficile l’adoption de politiques de santé publique :

  • Les approches fondées sur le risque (plutôt que le principe de précaution) : les transnationales (tabac, pesticides) ont intégré des normes scientifiques favorables à l’industrie dans les processus décisionnels, exigeant par exemple qu’un risque relatif de cancer supérieur à 2 soit démontré avant toute réglementation, quel que soit le niveau d’exposition — alors que les normes d’approbation de mise sur le marché sont bien moins strictes.
  • Les consultations des parties prenantes et les analyses d’impact : présentées comme de bonnes pratiques, elles ont en fait été promues collectivement par les industries du tabac, de l’alimentation, des produits chimiques et des combustibles fossiles pour ralentir et affaiblir les politiques de santé publique. Les entreprises inondent les consultations de réponses via des organisations tierces qu’elles financent et de preuves trompeuses qu’elles commanditent.
  • Les accords de commerce et d’investissement qui, sous l’étiquette de « bonnes pratiques réglementaires », imposent l’application de ces mêmes règles à l’échelle mondiale, incluant la protection de la propriété intellectuelle et des investisseurs internationaux, facilitant ainsi les contestations de politiques de santé publique.

Niveau 3 — Politiques publiques sectorielles

Les débats politiques deviennent des batailles prolongées dans lesquelles les transnationales utilisent leur avantage de pouvoir pour bloquer, affaiblir et retarder les politiques, depuis le niveau local jusqu’au niveau supranational. Même une fois adoptées, elles tentent de les saper, de les contourner ou de les renverser par des moyens juridiques et autres.

L’influence s’étend à des politiques très diverses — agriculture, environnement, travail, commerce, fiscalité — contribuant à une incohérence des politiques.

Niveau 4 — Environnements

Les entreprises façonnent activement les environnements dans lesquels les comportements prennent place :

  • Environnement physique : environnements de plus en plus obésogènes (alimentation saine plus difficile d’accès) et « alcogènes » (altérations physiques des bars, densité accrue de points de vente et de publicité). Les industries de l’automobile, du pneu et des combustibles fossiles ont démantelé les transports publics électriques aux États-Unis pour accroître la dépendance à leurs produits.
  • Environnement informationnel : une « écologie de la désinformation » s’est développée, créant ce qu’on appelle la post-vérité ou l’« agnogenèse » — la création délibérée d’ignorance. ExxonMobil a délibérément induit le public en erreur pendant des décennies sur le changement climatique, ses communications publiques étant encore plus trompeuses que sa propre science.
  • Environnement socioéconomique : la concentration croissante des richesses conduit à de mauvais résultats sociétaux sur de nombreuses mesures, dont l’espérance de vie.
  • Environnement scolaire : les écoles sont devenues des lieux où les industries nocives diffusent des messages favorables à leurs intérêts et de la désinformation.
  • Environnement de travail : les conditions se sont dégradées, devenant de plus en plus dommageables pour la santé.

Niveau 5 — Voies finales vers la santé

Au niveau individuel, les effets sur la santé se produisent principalement par :

  • La consommation de produits nocifs pour la santé
  • La restriction d’accès aux produits et services bénéfiques (médicaments, soins, aliments sains, installations de loisirs)
  • Les blessures sur le lieu de travail et au-delà
  • L’exposition aux polluants, toxines et allergènes
  • Les revenus faibles, l’insécurité de l’emploi, les longues heures de travail et le stress — tous caractéristiques des changements imposés par le secteur commercial

Niveau 6 — Mauvaise santé et inégalités

Les résultats sanitaires sont de plus en plus inégalement distribués : les personnes les moins aisées sont désavantagées à plusieurs niveaux, avec par exemple davantage de maladies et moins d’accès aux soins, en particulier dans les systèmes privatisés.

Sept catégories de pratiques

Au cœur de ce système, les auteurs identifient sept catégories de pratiques, qui se chevauchent et qui se renforcent mutuellement :

Pratiques politiques

Les entreprises cherchent à influencer les politiques à tous les niveaux de gouvernance, du local au mondial. Les stratégies incluent le lobbying direct, la construction de coalitions de soutien via des tiers, la production d’informations trompeuses, les menaces et actions juridiques, et l’intimidation.

Pratiques scientifiques

Les transnationales influencent chaque étape du processus scientifique, de la production à la diffusion et à l’utilisation des preuves. Depuis 1991, on observe un transfert du financement de la recherche du secteur public vers le secteur privé, ce qui risque de biaiser des bases de données scientifiques entières.

Pratiques marketing

Le marketing accroît la demande de produits nocifs, exacerbe les inégalités structurelles en ciblant des zones géographiques et des sous-groupes spécifiques (ethnicité, vulnérabilité), et remodèle les normes culturelles pour stimuler la consommation.

Pratiques de chaîne d’approvisionnement et de gestion des déchets

Les transnationales externalisent les coûts de restauration environnementale, laissant des communautés (souvent autochtones ou défavorisées) dans des zones dégradées.

Pratiques de travail et d’emploi

La dérégulation du marché du travail a mené à l’esclavage moderne, aux contrats « zéro heure », au travail forcé (Xinjiang, Chine), à l’augmentation du travail des enfants dans les mines, et au déclin de la couverture syndicale.

Pratiques financières

Elles comprennent l’évasion et l’optimisation fiscales, les fusions-acquisitions (pour réduire la concurrence), la fixation des prix, la promotion du crédit et de la dette, et la fraude comptable.

Pratiques de gestion de la réputation (RSE)

La responsabilité sociale des entreprises (RSE) est un exercice de relations publiques plus qu’un véritable bénéfice social, parfois un moyen déductible d’impôt de façonner les résultats politiques. Les partenariats public-privé sont critiqués : malgré une décennie de données montrant que le Pacte mondial des Nations Unies « a échoué à inciter ses entreprises signataires à renforcer leurs efforts de RSE », il reste un dispositif de gouvernance très influent.

Trois mécanismes

Enfin, trois mécanismes sous-jacents, représentés par des flèches circulaires noires dans le modèle (voir toujours la même figure), alimentent une escalade des dommages si laissés sans contrôle :

Le pouvoir

Les transnationales accumulent trois formes interconnectées de pouvoir :

  • Instrumental : capacité d’influencer directement la prise de décision d’autres acteurs
  • Structurel : capacité d’utiliser les conditions matérielles pour façonner les structures dans lesquelles les acteurs interagissent
  • Discursif : capacité d’influencer les processus et opinions par la construction de normes et valeurs

La richesse de certaines transnationales dépasse celle de nombreux gouvernements nationaux : Walmart a des revenus supérieurs à ceux des gouvernements d’Australie ou d’Espagne, et ExxonMobil à ceux de la Belgique ou du Mexique.

Les externalités

Les coûts sanitaires et environnementaux sont externalisés vers les États, familles et individus (traitement des MNT, dommages environnementaux, déchets plastiques) tandis que les profits restent privés. Cette externalisation rend les produits nocifs artificiellement bon marché, menant à leur surconsommation et à des marges bénéficiaires plus élevées. Avoir à supporter ces coûts diminue les budgets étatiques et individuels pour le logement, la santé, la protection sociale, aggravant encore les dommages sanitaires.

Les normes

La construction de normes par les entreprises est la forme la plus cachée de pouvoir. Les transnationales utilisent des firmes de relations publiques, financent et créent des organisations tierces — « dark money think tanks », « astroturf organisations » (fausses organisations de base, comme des groupes de défense des droits des fumeurs) — pour diffuser leurs messages avec une apparence d’indépendance. Les médias, dont la propriété s’est concentrée parmi une élite riche, servent de plus en plus les intérêts corporatifs.

Les normes façonnées incluent :

  • Normes politiques et économiques : néolibéralisme, liberté individuelle, contrôle privé plutôt que public
  • Normes politiques publiques : préférence pour l’autorégulation plutôt que la réglementation statutaire
  • Normes organisationnelles : partenariats avec les gouvernements dans de multiples domaines
  • Normes culturelles : encouragement à la (sur)consommation
  • Cadrage des problèmes : les problèmes comme l’obésité, le tabagisme ou le changement climatique sont systématiquement présentés comme des choix individuels défaillants (le « joueur problématique », le « buveur irresponsable »), ce qui dédouane les entreprises et réduit les solutions possibles à des interventions individuelles en aval (éducation) bien moins efficaces que les solutions structurelles en amont.

Étude de cas : boissons sucrées en Afrique du Sud

L’article illustre l’ensemble du modèle par un cas détaillé : l’industrie du soda en Afrique du Sud.

  • Niveau 6 : 39,6% des femmes adultes et 15,4% des hommes sont obèses ; diabète de type 2, cancers, caries et maladies cardiovasculaires augmentent, avec des taux plus élevés chez les Sud-Africains noirs.
  • Niveau 5 : les écoliers consomment 2,3 portions quotidiennes de boissons sucrées (1 portion = 340 ml) ; l’Afrique du Sud est dans le top 10 mondial des consommateurs de produits Coca-Cola.
  • Niveau 4 : dans un environnement réglementaire faible, un marketing omniprésent ciblant les Sud-Africains noirs pauvres et une disponibilité massive ont créé des environnements physiques et culturels favorisant la consommation. Le marketing a associé, en jouant sur l’émotionnel, les boissons sucrées à la musique locale, aux sports populaires et aux vêtements traditionnels.
  • Niveau 3 : les multinationales des boissons ont distordu les preuves scientifiques, promu des actions volontaires inefficaces, se sont positionnées comme fournissant des services que le gouvernement avait échoué à mettre en place, et ont utilisé les partenariats public-privé comme levier pour affaiblir et retarder la taxe sur le sucre et l’étiquetage nutritionnel.
  • Niveaux 1-2 : le gouvernement post-apartheid a rapidement embrassé le néolibéralisme, les arrangements commerciaux bilatéraux et multilatéraux et la dérégulation ont rendu le sucre plus abordable et disponible. Les exigences formelles de consultations publiques et d’évaluations d’impact économique donnaient davantage de poids aux effets négatifs sur les entreprises qu’aux bénéfices sanitaires potentiels.
  • Les transnationales des boissons réalisent des profits records en Afrique du Sud, en partie grâce à leur capacité à externaliser leurs coûts, tandis que le gouvernement supporte les coûts sanitaires croissants.

Vers des solutions

L’article avance la compréhension des CDOH de trois façons principales :

  1. En apportant un consensus sur l’ampleur, la portée et la complexité du problème
  2. En identifiant les problèmes systémiques sous-jacents qui expliquent pourquoi les dommages commerciaux sont difficiles à traiter et continuent de s’aggraver
  3. En développant un modèle qui peut guider les solutions, des changements systémiques (repenser l’organisation du capitalisme, aller au-delà du PIB comme mesure du progrès) aux interventions spécifiques (réglementation des pratiques commerciales nocives)

Le rééquilibrage du système dans l’intérêt public nécessite trois changements fondamentaux :

  • Internaliser les coûts : les entités commerciales doivent supporter le véritable coût des dommages qu’elles causent
  • Renforcer la puissance publique : les gouvernements doivent exercer leur pouvoir pour obliger les entreprises à rendre des comptes
  • Refaçonner les normes dans l’intérêt public, en mettant en avant le droit à la santé et l’obligation gouvernementale de protéger la santé — et pas seulement les libertés commerciales

Le modèle souligne que la santé publique est actuellement trop concentrée « en aval » (traitement des maladies, changement des comportements individuels) pour créer des améliorations durables. Des progrès plus durables, équitables et rentables ne seront obtenus qu’en remontant vers les niveaux structurels du modèle.

Une impression de déjà-vu

Les ONG d’environnement et de la santé ont déjà, à de multiples reprises, démonté le fonctionnement d’entreprises nocives, d’où l’impression de sujets déjà connus à la lecture de l’étude. Mais la force de cette dernière est d’avoir synthétisé l’ensemble des travaux et de décrire dans le détail le système pathologique sous-jacent.

Difficile, à la lecture de cette étude, de voir une évolution positive à cette dérive pathologique, évolution qui conduirait à une amélioration des choses, càd de la santé des populations. Les dix Omnibus de l’Europe (voir cette vidéo, cette Racine et ce podcast), de toute évidence, renforcent la dérive, soutenus par les partis de droite et d’extrême droite puissamment lobbyés par des entreprises ayant, aujourd’hui davantage encore qu’hier, perdu tout sens du vivant.

Crédit image illustration : Adobe Stock

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  1. Defining and conceptualising the commercial determinants of health, Anna B Gilmore,Alice Fabbri,Fran Baum,Adam Bertscher,Krista Bondy,Ha-Joon Chang,Sandro Demaio,Agnes Erzse,Nicholas Freudenberg,Sharon Friel,Karen J Hofman,Paula Johns,Safura Abdool Karim,Jennifer Lacy-Nichols,Camila Maranha Paes de Carvalho et al., Publication: The Lancet, Publisher : Elsevier, 8–14 April 2023, © 2023 Elsevier Ltd. All rights reserved. ↩︎
  2. Résumé de l’article du jounal Le Monde : https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/03/19/la-pollution-d-origine-humaine-omnipresente-dans-l-eau-de-mer_6672439_3244.html ↩︎