Il est parfois d’étranges polémiques. Celle qui s’est abattue sur Le Corbusier ce printemps 2015 en est. Mais : qu’est-ce que le grand public – voire le petit public – comprend vraiment à l’architecture et à l’urbanisme ? Les liens entre idéologies politiques et tracés urbanistiques et architecturaux sont-ils, à ce point, opaques ? Un modèle urbanistique ne s’accommode-t-il pas naturellement davantage de certains modèles de pensée plutôt que d’autres ? Retour sur la polémique et questionnement de l’architecture et l’urbanisme du Corbusier.
Depuis plusieurs années, et souvent sans trop savoir ce que cela signifie réellement, la politique de la ville est à la mode en Wallonie : que ce soit à la faveur du recentrage de l’urbanisation devenu un enjeu majeur pour beaucoup, à la faveur d’un marketing territorial belge et européen qui laisse souvent les villes wallonnes sur la touche, ou encore à la faveur de la régionalisation d’une politique fédérale historique et bien dotée, la Politique Fédérale des Grandes Villes. Tour d’horizon.
Europe et Etats-Unis ont assisté à une transformation considérable de leurs espaces urbains dans le courant du 20ème siècle. Le changement le plus rapide et le plus radical s’y est…
Des sommets au fin fond. Il y a peu d’endroits en Europe, et a fortiori en Belgique, où cette expression prend autant son sens qu’à Marchienne-au-Pont, une localité de l’ouest de Charleroi. A Marchienne, on a en effet vu se produire une chute qui dépasse l’entendement. En quelques décennies, les centaines d’hectares, desquelles on tirait une part essentielle de la richesse d’un des pays d’Europe les plus riches, se sont transformées en une terre de misère et de désolation, qui aujourd’hui peine à susciter autre chose de la part du grand public que de la pitié quand ce n’est pas de la stigmatisation.